lundi 29 décembre 2014

Mon bilan 2014

C'est le deuxième article que j'écris pour le généathème. Si du point de vue de ma généalogie personnelle je n'avais pas pris de résolutions début 2014, j'ai quand même pas mal évolué dans ma façon d'appréhender la généalogie.
J'ai commencé ce blog cette année, après avoir clôturé un autre blog plutôt brouillon il faut bien le reconnaître et pas très pratique sur mongenie.Je voudrais en profiter pour remercier tous les visiteurs et les commentateurs. Jamais au début de ce blog, je n'aurais imaginé avoir autant de visites et de commentaires. Alors merci.
J'ai finalement changé de logiciel: j'ai finalement adopté Heredis 2014 après avoir essayé de nombreux logiciels. J'avais écrit un article sur Elie: jutilise-elie-comme-logiciel-pour.html. Je l'ai "abandonné" pour des raisons de compatibilité avec Windows 8.
En 2014, j'ai continué mes recherches sur ma propre généalogie. Je n'ai pas beaucoup avancé. Je me suis amusée à produire le fameux tableaux du nombre d'ascendants d'Hérédis:
denombrement d'ascendant Heredis pour ma généalogie
On peut remarquer que bien que je travaille sur ma généalogie depuis des années, je suis bien loin d'avoir autant de sosas que certains autres généalogistes...Plusieurs explications à cela:
  1. dès la 5ème génération, j'ai une arrière-grand-mère qui a été abandonnée (enfant assistée), et un autre arrière-grand-père qui est né de père inconnu.
  2. à la génération suivante, mon sosa 21 est aussi née de mère inconnue.
  3. Pour ma branche paternelle, je dépends des AD de Haute-Saône qui n’ont pas encore mis en ligne leurs registres paroissiaux…
Consciente de ces difficultés, j’ai donc cherché en 2014 à étoffer la vie quotidienne de mes ancêtres: la vie d'un poilu à travers son livret militaire, par exemple. J’ai également commencé le dépouillement des registres d’état-civil de la région de Granges le Bourg, en Haute-Saône, dans l’espoir de trouver davantage d’informations sur mes ancêtres franc-comtois et peut-être qui sait de trouver le mariage de Cyprien. 100 mots pour Cyprien.
En 2014, j’ai aussi commencé la généalogie de mon mari:
SnapShot

En moins d’un an, j’ai trouvé pratiquement autant d’individus que ce que j’ai pu trouvé pour ma propre généalogie…ça a été un véritable plaisir de faire ces recherches. J’ai “voyagé” sur plusieurs départements: l’Aube, la Marne, le Loiret, le Cher, l’Yonne, la Côte d’Or, l’Eure et Loir, la Creuse, le Puy de Dôme…
2014 se termine donc et 2015 se profile sur de nouvelles recherches, car rien n’est jamais terminé en généalogie.
Je compte continuer mes recherches sur les état-civils de la Haute-Saône afin de trouver les liens familiaux et sociaux de mes ancêtres franc-comtois.
Je vais aussi étudier la biographie de certains ancêtres de mon mari: notamment celle de Marie Blondeau qui a vécu dans 5 départements différents au 19ème siècle.

Je souhaite à tous mes lecteurs une belle année 2014.





dimanche 30 novembre 2014

Un instituteur à la carrière mouvementée sous la IIIème République

Célestin Gillot a été instituteur dans l’Yonne entre 1866 et 1902. Sa carrière débute donc sous le Second Empire et prend fin sous la IIIème République. Ce fut un instituteur de campagne.
Sa carrière est jalonnée par de nombreuses mutations. Il a ainsi exercé dans 13 écoles différentes du département. Il a souvent rencontré l’animosité des habitants des communes dans lesquelles il enseignait, et aussi des élus municipaux. Il ne fut pas non plus toujours soutenu par sa hiérarchie.
Pour bien appréhender les conditions dans lesquelles il a enseigné, voici quelques dates:
  1. loi Guizot du 28 juin 1833: la liberté de l’enseignement primaire est instaurée. Chaque commune de plus de 500 habitants doit avoir une école. L’école n’est pas obligatoire, mais elle doit être gratuite pour les plus pauvres.
  2. loi Falloux du 15 mars 1850: il convient de différencier les écoles publiques des écoles libres, créées et gérées par des particuliers (laïcs ou religieux). Les instituteurs sont soumis à l’approbation des curés.
  3. lois Ferry du 16 juin 1881 et 28 mars 1882: la première institue la gratuité de l’école publique et la seconde l’obligation de l’enseignement. La laïcité de l’enseignement public est affirmée.
Célestin Gillot commence donc à enseigner dans un contexte où l’école n’est pas obligatoire, où celle-ci est sous la mainmise du clergé. Il doit d’ailleurs produire deux certificats de bonne conduite de deux curés différents pour commencer sa carrière d’enseignant. Le caractère non obligatoire de l’école avait pour effet un fort absentéisme. De plus, la plupart du temps, les locaux dans lesquels les instituteurs enseignent sont insalubres. C’est ainsi, que notre instituteur, s’efforce tout au long de sa carrière de participer activement à la construction de nouvelles écoles. Cela lui est d’ailleurs reproché par les municipalités. Ces dernières lui reprochent aussi son implication dans les affaires politiques: à Dollot, dans le nord de l’Yonne, les habitants et une partie du conseil municipal lui reprochent d’être un bonapartiste acharné. Le maire, par ailleurs ancien instituteur à la retraite est républicain. Nous sommes en 1879. Les coups bas entre ces deux-là pleuvent: des lettres dénonciatrices s’échangent et le maire écrit au sous-préfet pour demander la mutation de l’instituteur.
Quelques années plus tard, à Thory, en 1890, il lui est cette fois reproché d’être un républicain acharné et de dénigrer les convictions religieuses de ses élèves pendant la classe. Il faut noter qu’il reçoit alors le soutien de sa hiérarchie.
Toutefois celle-ci ne l’a pas toujours soutenu. Elle l’a même muté d’office en avril 1885 de Saint Agnan pour la commune de Pailly. Ce sont ses méthodes d’enseignement qui lui valent cette sanction. Il lui est en effet reproché de faire copier de façon injuste des punitions de 500 lignes à ses élèves. Il a également demandé la somme de 10 centimes à un élève qui a cassé une vitre de l’école. Il demande aussi aux élèves de quitter les sabots aux élèves avant d’entrer en classe pour ne pas salir. L’école vient d’être construite. Le rapport de l’enquête effectuée par l’inspecteur primaire relate également que l’instituteur fréquente trop souvent l’auberge pour y jouer et il y “excite les gens les uns contre les autres”.
Lorsque sonne l’heure de la retraite pour notre instituteur, il enseigne à l’école de Percey. Il subit là encore les critiques de la population qui lui reproche de se lier avec les réactionnaires et de ne pas être un bon républicain. Célestin Gillot demande alors sa retraite. Il a perdu sa motivation pour enseigner. Il obtient sa retraite le 24 septembre 1902 après 33 ans, 10 mois et 25 jours de services:
Voilà une carrière mouvementée, racontée rapidement en quelques lignes. On mesure combien enseigner pendant cette période fut difficile pour les instituteurs. Même si Célestin GILLOT avait un caractère un peu vif, nombreux de ses collègues eurent aussi à affronter des hostilités dans de nombreux autres villages. L’instituteur était un personnage important dans les petits villages, ce ne signifie pas pour autant qu’il y eut la vie facile;
source:AD 89, série T, dossier Célestin Gillot.

mardi 4 novembre 2014

de l'importance des paramètres

Voilà un titre qui peut interroger...
C'est la leçon que je tire ce soir suite aux alertes geneanet. Comme toutes les semaines, ce site m'envoie les dernières données d'autres généalogistes. Et là allez savoir pourquoi, je consulte deux arbres de deux "généalogistes" qui font des recherches sur les mêmes patronymes que moi...Je fais une recherche dans leur arbre pour voir s'ils ont les mêmes ancêtres que moi...J'en trouve un effectivement...Et me vient l'idée de faire une recherche sur les descendants que l'on peut avoir en commun. Il est "descendu tellement bas" que mon fils figure dans son arbre...sans même que mon arbre geneanet soit cité en source.
Je me suis demandé alors comment il avait pu avoir des informations aussi privées que le deuxième et troisième prénom de mon fils. J'en suis arrivée à la solution suivante: mon compte généanet a du être mal paramétré à un moment donné.
Pour éviter à l'avenir des déconvenues de cette sorte, il faut aller dans Mon arbre, paramétrer.
copie d'écran généanet: paramétrer le type de consultation de son arbre
Puis, ensuite, je choisi privé:
copie d'écran généanet: paraméter la confidentialité de son arbre
Voilà, c'est simple. Il ne me reste plus qu'à demander à ces deux personnes de bien vouloir enlever les noms des gens de ma famille proche, en espérant obtenir gain de cause.

C'était le coup de gueule du mardi soir!




mercredi 22 octobre 2014

100 mots pour Cyprien



C'est une première: je m'essaie au généathème de Sophie Boudarel et je vais vous retracer la vie de mon ancêtre Cyprien Girardot. Ce personnage me tient particulièrement à cœur pour diverses raisons: il a quitté son village natal pour s'installer  270 kilomètres plus loin.
Il me manque un acte essentiel pour identifier son épouse: son acte de mariage.
L'exercice d'écrire 100 mots sur Cyprien a été particulièrement difficile mais formateur pour moi car résumer la vie de Cyprien en 100 mots m'a contraint à occulter pas mal de choses sur sa vie.


Cyprien Girardot, (Sosa n°32) naît le 16 novembre 1816 à Granges-le-Bourg (Haute-Saône). Il est menuisier puis charpentier et modeleur aux forges de Gueugnon.
Il se marie à une date et dans un lieu inconnus avec Claude Françoise Caillet. Ils ont au moins six enfants. Quatre naissent à Sécenans, François (sosa n°16) et Alphonse naissent à Dampierre (Jura).
Cyprien sait signer.




En 1873, sa fille, Eugénie Hortense se marie à Lyon, il habite Gueugnon.
Claude Françoise meurt en 1876. Après un séjour à Sécenans en 1891. De retour à Gueugnon, Cyprien meurt le 25 novembre 1893 à l’âge de 77 ans.

dimanche 2 mars 2014

La vie d'un Poilu à travers son livet militaire

Le livret militaire est un document qui m'a aidé à démarrer ma généalogie. Il comporte en effet des informations intéressantes notamment l'identité des parents. En ce qui concerne mon arrière grand-père , mon sosa n°10, ce livret nous informe qu'il a fait son service militaire de 1907 au 25 septembre 1910. Trois longues années de services militaire donc. Et puis 1914 est arrivé. Il est mobilisé dès le début de la guerre, et cela jusqu'en avril 1919. Au total, ce sont huit longues années sacrifiées. Sa fille (ma grand-mère) est née en octobre 1914. Elle n'a donc connu son père qu'à partir de 4 ans et demi. 
Même si on connaît l'Histoire, c'est à travers ce genre de document que l'on se rend compte de l'impact qu'a pu avoir cet élément majeur de l'Histoire du XX ème siècle.


 La première page du livret militaire de Philibert Gaudot
dernière page du livret militaire




fascicule de mobilisation
Démobilisation de Philibert Gaudot, le 2 Avril 1919

dimanche 23 février 2014

Comment je suis resté fidèle à mon logiciel de généalogie

J'utilise Elie comme logiciel pour saisir les données de mon arbre généalogiques. mais comme j'aime le changement , ce week-end, l'envie d'essayer un nouveau logiciel de généalogie m'a prise...
Il faut préciser tout d'abord que je fonctionne sous Windows 8 et cela restreint les possibilités de choix.
Mes critères de choix ont été les suivants: 

  • être compatibles avec Windows 8
  • pouvoir importer et exporter des fichiers Gedcom

Après avoir fait le tour de tous les logiciels gratuits qui existent, mon choix s'est arrêté sur deux, ou plutôt trois logiciels.
Ancestris: cela n'a pas duré longtemps, car l'installation m'a précisé que mon système Java n'est pas à jour...J'ai vérifié, il est bien à jour, même plus à jour que ce que le message d'erreur me donnait. C'est peut-être d'ailleurs là que le bât blesse...Bref, j'ai cherché un autre logiciel à installer.
Généamania. Pas de problème d'installation. Là où j'ai un peu "tiqué", c'est que la gestion se passe à partir d'un navigateur internet. Même s'ils promettent que tout est sécurisé, mon côté méfiant a repris le dessus. De plus, avec ce système, il n'est pas possible de travailler sur mon arbre généalogique le jour où je n'ai pas de connexion internet.
Ahnenblatt: c'est allemand et là aussi, aucun problème pour le télécharger. Mais il ne me permet pas de saisir les témoins, les lieudits...

Finalement, j'ai désinstallé tous ces logiciels et je suis revenue à Elie. Il est gratuit, très complet. Il me permet de saisir toutes les informations nécessaires pour me garantir un arbre généalogique complet: témoins, sources, photos. Il permet de calculer les implexes, de calculer le lien de parenté entre deux personnes. Il y a même la possibilité de construire un album de famille.

mercredi 19 février 2014

Enfant assistée


Une de mes arrière grand-mère était une pupille de l'Assistance publique de la Seine. Elle est née à Paris en 1898 dans le huitième arrondissement ,de père et de mère inconnue. 



J'ai demandé son dossier auprès de la direction des services d'archives de Paris, 18 boulevard Serurier, 75019 Paris.Il faut leur apporter toutes les preuves nécessaires à votre filiation avec l'ancêtre recherché: pour ma part, j'ai envoyé toutes les photocopies des livrets de familles apportant la preuve que je suis bien son arrière-petite-fille. Il faut également payer le prix des photocopies. 


J'ai reçu une enveloppe plutôt épaisse quelques semaines plus tard. J'ai cru vu l'épaisseur que j'allais enfin percer le mystère. Mais non, j'ai seulement découvert combien mon ancêtre avait eu du mal à prouver son identité à chaque étape clé de sa vie. Lors de son premier mariage avec mon arrière-grand-père en 1917, on lui délivre un certificat d'origine correspondant à un acte de naissance qui n'est pas le sien. Or il est précisé sur cet acte que la mère de l'enfant a reconnu sa fille en 1904. Le dossier que j'ai entre les mains évoque à ce sujet une indiscrétion d'un notaire qui donne le nom de cette mère à mon arrière-grand-mère. Cette dernière s'empresse de prendre contact avec elle. Qui n'aurait dans ces conditions pas fait la même chose? 

Or la vraie fille de cette personne, dans le même temps désire se marier. Cela lui est impossible puisque en marge de son acte de naissance figure déjà un mariage, celui de mon arrière-grand-mère avec mon arrière-grand-père. C'est le début d'un procès dans lequel mon arrière-grand-mère est accusée d'usurpation d'identité...

Après deux ans de procédure, le jugement est le suivant: chaque personne va retrouver son identité. Seulement, au cours de l'instruction, une recherche du vrai état-civil de mon arrière-grand-mère a été sollicité et aucun acte n'a été trouvé sur les vingt arrondissements que comptent Paris. Je dois dire que j'ai moi-même fait cette recherche et j'en suis arrivée à la même conclusion.

Alors je me pose une question:qui est mon arrière-grand-mère? Etait-il possible de n'avoir aucun état-civil? Visiblement oui...