dimanche 27 décembre 2015

Mon bilan 2015

La fin de l'année approche et avec celle-ci voici l'heure des bilans.


l'an dernier à la même époque, j'avais publié dans mon précédent blog le tableau récapitulatif de tous mes ancêtres trouvés. Ce n'est pas que je fasse la course au nombre d'ancêtres trouvés, mais il est toujours bon de constater que l'on a bien avancé dans ses recherches.


Voici le tableau de l'an dernier: mon bilan 2014 et j'ai fait une copie d'écran du tableau pour mieux visualiser les évolutions.


nombre d'ascendants fin 2014Et voici le résultat en 2015:


nombre d'ascendants au 27.12.15Le nombre d'ancêtres trouvés à la 10ème génération est passé de 164 à 424. Je suis vraiment surprise par une telle augmentation du nombre d'ancêtres trouvés. Pour autant, mes recherches sont toujours au point mort en ce qui concerne le mariage de Cyprien Girardot et Claude Françoise Caillet, mon énigme généalogique.


Cette année, j'ai travaillé également sur la vie de certains de mes ancêtres dont la vie m'intéresse plus particulièrement:


Marie Blondeau : sa vie d'errance à travers plusieurs départements au XIXème siècle m'a montré que les femmes aussi étaient contraintes à la mobilité géographique.


Louis Marchand : ancêtre métayer, qui a vécu sa vie entière dans l'est du Bourbonnais, entre 1865 et le début du XXème siècle.


Pierrette Rotat, dont j'ai résumé en octobre dernier, sa vie en 100 mots, dans le cadre du généathème.


Le hasard de mes recherches m'a amené vers le livret militaire d'Alfred Humé, poilu de la Grande Guerre. C'est grâce à la mise en ligne des registres matricules par les Archives Départementales de l'Allier que j'ai enfin compris qui était Alfred Humé.


Voilà une année généalogique qui se termine. Je souhaite à tous mes lecteurs de bonnes fêtes de fin d'année. Je vais réfléchir à mes objectifs 2016, pendant ces quelques jours de congé et je vous en ferai part lors de mon prochain article.


mercredi 25 novembre 2015

une carte, un cahier de chansons

Dans la noirceur de la guerre, nos Poilus ont eu quelques moments de répit. Deux objets sont venus jusqu’à moi pour en témoigner.

Le premier document est une carte postale envoyée par mon arrière-grand-père Philibert GAUDOT.

carte postale Gaudot Philibert-1915

Cette carte a été écrite  le 28 janvier 1915. Le lieu où il a été écrit est incertain et difficile à déchiffrer.

Il faut préciser que Philibert Gaudot était illettré. C'est un autre soldat de son régiment qui écrivait les lettres destinées à son épouse Marie MARCHAND. Philibert était  jeune marié. Ils se sont mariés le 02 juin 1913. Lorsque la guerre est déclarée, Marie est enceinte et Louise, ma grand-mère paternelle vient au monde le 26 octobre 1914. D'ailleurs, dans le mot il évoque sa petite fille qui il l'espère "profite bien".

L'autre document est un cahier rempli de chansons.

cahier chansons

Je vous en livre une parmi tant d'autres. Il s'agit de "la Clermontoise":

chanson la clermontoise1chanson la clermontoise2

On peut remarquer combien l'écriture est belle. Il y a certes quelques fautes d'orthographe. Je ne sais pas qui écrivait pour mon arrière-grand-père. J'ai même l'impression que plusieurs personnes ont écrit pour lui, vu que l'écriture sur les cartes est différente de celle du cahier. Que ce cahier ait traversé le 20ème siècle pour venir jusqu'à moi montre l'importance de l'écrit pour quelqu'un de cette génération. Je m'explique: il n'a pas eu la chance d'avoir accès à l'instruction publique, qui avait du mal alors à faire sa place dans la campagne bourbonnaise. Même à la génération suivante, celle de sa fille, l'absentéisme était encore souvent la règle. Cette dernière, qui comme je l'ai écrit plus haut, m'a souvent raconté que lors des travaux aux champs, elle y était conviée. Cet absentéisme n'était pas un mépris de l'instruction, mais une nécessité économique.

samedi 24 octobre 2015

100 mots pour Pierrette

100 mots, c'est court pour raconter l'histoire d'une vie, même la plus anodine. J'ai trouvé cet été la photo de cette aïeule et j'ai eu envie de raconter sa vie en 100 mots, dans le cadre du généathème de ce mois d'octobre.


Pierrette ROTAT est née le 3 septembre 1845 à Neuilly-en-Donjon (Allier) au lieudit “les Bertheliers”. Elle est le premier enfant de Benoît et Antoinette Jacob, métayers. Au moins quatre autres enfants viendront agrandir la famille: Marie-Jeanne, Marie, Claude et Pierrette.


Pour une raison inconnue, la famille s'installe à Monétay-sur-Loire aux Bizets avant 1861, année du recensement. La famille figure sur cette commune.


Pierrette se fait employer comme domestique à Monétay, aux Segauds. Elle y fait la connaissance de son futur mari, Claude Marchand. Ils se marient le 14 juin 1864 à Monétay-sur-Loire.


Ils ont ensemble, cinq enfants: Louis en 1865 (mon ancêtre), Jeanne en 1868, Marie en 1872, Jeanne qui ne vit qu'un jour en 1875 et Marie en 1879.




[caption id="attachment_239" align="aligncenter" width="210"]Pierrette Rotat-Photo personnelle Pierrette Rotat- Photo personnelle[/caption]

 



samedi 19 septembre 2015

Qu'est devenu le père du marié?

J’ai découvert Ferdinand Loir lors de la recherche du mariage de son fils Louis Augustin Narcisse Loir avec Marie Louise Lebon le 15 janvier 1816 au Gault -Soigny dans le département de la Marne.


Il est précisé que Ferdinand Loir, père du marié, est “présumé mort, étant disparu lors de l’émigration depuis plus de vingt ans, ce qui est certifié par les quatre témoins ci-dessous dénommés”:




[caption id="" align="aligncenter" width="415"]Loir Ferdinand extrait de l’acte de mariage de LE LOIR et LEBON, 2 E 297/7 (an XI-1836), vue 148 et suivantes, site AD 51[/caption]

Voilà de quoi éveiller ma curiosité: qui était le père du marié, dans quelles conditions a t'il disparu? Je décide donc de mener une enquête.


Première étape de l’investigation: relire l’acte de mariage et exploiter toutes les informations recueillies.





  • Le marié est né à Chambry dans le département de l’Aisne le 4 janvier 1791:


[caption id="" align="aligncenter" width="417"]acte de bapteme Loir Augustin Narcisse-Chambry-1791 acte de baptême de Loir Augustin Narcisse, vue 132, AD 02[/caption]


  • La mère du marié est Angélique Petizeaux ou Petijean ou Marie Angélique (l’orthographe et le prénom varient selon les actes). Je trouve l’acte de mariage des parents sur la commune de Chambry: Angélique Petizeau s’est mariée avec Ferdinand Loir le 26 mai 1789. Ferdinand Loir est originaire de Witry, il est fils de Gelier Loir et de feue Elisabeth Esser. Angélique, quand à elle est fille de feu Antoine Petizeau et Marie Anne Copin.


  • Les témoins du mariage de Louis Augustin Narcisse Loir et Marie-Louise Lebon sont  Charles Nival, 43 ans, manouvrier, beau-frère du futur; Laurent Nival 39 ans, ami du futur et de la future; Alexandre Lebon, 39 ans et Louis Lebon, voituriers par terre, frère de la future.


 Qui est ce Charles Nival, beau-frère du marié? Certes, il peut être juste le mari d'une soeur du marié que je n'ai pas encore trouvé...Mais mon intuition me pousse à chercher davantage d'informations sur cet individu. C’est ainsi que je fais une recherche rapide sur Généanet: pas de Charles Nival mais  un couple  Nival Charles Joseph-Petijean Marie Angélique attire mon attention. Une date de mariage du couple est indiquée, ainsi que le lieu: 18 juillet 1802 à Chambry. Je m’empresse d’aller vérifier si Marie Angélique Petijean pourrait être la mère du marié. Et en effet, les parents de la mariée correspondent à ceci près que le père se prénomme Simon et non Antoine. L’âge de Marie Angélique correspond. Mon regard est attiré par l’acte suivant: il s’agit d’un divorce de … Ferdinand Loir et Angélique Petizeau, le 10 Vendémiaire an IX (2 octobre 1801).




[caption id="" align="aligncenter" width="443"]Divorce1 divorce Ferdinand Loir-Angélique Petizeau-an IX-Chambry-AD 02, 5 Mi 0053-1672-1822, vue 175.[/caption]

Dans cet acte, on apprend que Ferdinand Loir est absent “depuis le mois de mars 1791, sans nouvelle”. C'est la raison pour laquelle, Marie-Angélique Petizeau demande le divorce.


Voici les questions que je me pose à ce stade de mes recherches:


Pourquoi Ferdinand fait partie des Émigrés? Où est-il parti?


Et vous, avez-vous des ancêtres émigrés?

mardi 14 juillet 2015

Marie Blondeau, du Cher à l'Aube

Il est toujours plus facile de faire des recherches sur la vie de nos ancêtres masculins que féminins. Pourtant, certaines de nos ancêtres ont eu une vie mouvementée. Voici l’histoire de Marie Blondeau, sosa n°41 de mon fils.


Marie BLONDEAU est née le mercredi 16 juillet 1851 à Sury-Ès-Bois dans le département du Cher.


Elle est la fille naturelle de Marie Anne BLONDEAU, indigente, alors âgée de 27 ans. C’est, comme souvent dans ce cas, la sage-femme, Hélène LANGUMIER, qui fait la déclaration de la naissance de l’enfant à la mairie. Marie-Anne vit sur la commune de Sury-es-Bois depuis peu, car le recensement effectué au mois de mai précédent ne la compte pas parmi les habitants de cette commune. Je pense d’ailleurs que sa condition sociale avait comme conséquence qu’elle ne vivait pas longtemps au même endroit. Pour le moment, mes recherches sur les recensements de la région ne me donnent aucune indication sur sa présence sur un lieu donné les années de recensement.


Marie a 10 ans lorsque son frère Henry voit le jour à Santranges, toujours dans le département du Cher. Anne-Marie BLONDEAU, la mère des deux enfants vit alors au lieu-dit « le Buisson » à Santranges et elle y exerce la profession de ménagère. Le père de l’enfant est inconnu.


Le 12 février 1867, Marie-Anne se marie avec Jean-Louis CHALOIS, à Santranges. Un contrat de mariage a été passé à Vailly-sur-Saudre, le 3 février 1867 devant Me Millot. Jean-Louis CHALOIS est journalier.


Marie trouve un emploi de domestique à Gien dans le Loiret et se marie le mardi 22 juin 1869 à Santranges avec Étienne HEURTAULT (1842-1886), vigneron de dix ans son aîné. Le couple a au moins 6 enfants :


Le 28 juillet 1869, nait à Gien son fils Etienne soit un mois et quelques jours après le mariage. A ce moment, le profession d’Etienne Heurtault, mari âgé de 10 ans de plus que Marie Blondeau est encore celle de vigneron. Marie Blondeau est elle aussi déclarée vigneronne.


Une deuxième fille, d’après les recensements de Longueville (Aube) naît en 1876, mais pas dans la commune de Gien. Pour l’instant, je n’ai pas trouvé son acte de naissance.


Le 6 janvier 1878 naît sa fille Clémentine. Marie est âgée de 26 ans. Clémentine naît dans l’Yonne, à Cheny. Etienne Heurtault est absent et son domicile est même déclaré inconnu.


Le 17 février 1881 naît sa fille Françoise ou Louise Joséphine (c’est le prénom qui apparaît sur le recensement de 1886 à Longueville dans l’Aube). Marie est âgée de 29 ans. Elle vit alors à Voulaines les Templiers dans le département de la Côte d’Or. Le domicile du père, Etienne Heurtault est à nouveau inconnu. Marie Blondeau vit chez Léopold Théophile Frappart, 32 ans, ouvrier terrassier.


Le 11 août 1883 naît sa fille Jeanne à Longueville sur Aube dans le département de l’Aube. Marie est âgée de 32 ans.


Le 05 juillet 1886 naît sa fille Blanche, toujours à Longueville sur Aube. Marie est âgée de 34 ans.


Le 19 novembre 1886 à 9h son époux Étienne meurt à l’hospice de Gien dans le Loiret. Marie est âgée de 35 ans. Dans l’acte de décès, il est confirmé qu’Etienne Heurtault n’a pas de résidence connue.


A partir de ce moment, les enfants que Marie Blondeau met au monde sont reconnus par Léopold Théophile Frappart.


Le 3 juillet 1888 naît son fils Théophile. Marie est âgée de 36 ans.


Le 27 juillet 1889 naît son fils Henri. Marie est âgée de 38 ans.


Le 19 octobre 1891 son fils Henri meurt, Marie est âgée de 40 ans.


Le 27 décembre 1891 naît sa fille Charlotte. Marie est âgée de 40 ans.


Elle vit avec Léopold Théophile FRAPPART (1849-), terrassier, le fils légitime de Constant FRAPPART et de Zélie Clémentine LIONNET. Je n’ai pas trouvé pour l’instant d’acte de mariage.


Ce couple a eu des enfants :


-Théophile né en 1888.


-Henri né en 1889.


-Charlotte née en 1891.


Les recensements en ligne sur le site des AD de l’Aube me permettent de reconstituer un tant soit peu la vie de Marie Blondeau. En 1896, on retrouve l’ensemble de la famille, rue du chemin de Charny à Longueville.


En 1901, Marie Blondeau se retrouve seule à Longueville. Théophile son fils et sosa n°20 de mon fils, est domestique chez Philippe Michon et Louise Danton, cultivateur à Longueville quant à Léopold Frappart, il est journalier chez Joseph Chalot, bourrelier. Que penser de tout ça ? Le couple s’est-il séparé ? Une visite aux AD de l’Aube éclaircira peut-être le mystère…


En 1911, Marie Blondeau vit toujours sur la commune de Longueville, mais elle habite avec un dénommé Léon Château, manouvrier, né en 1840 à Romilly. Sur le recensement de 1921, je retrouve une veuve Frappart, née en 1851 à Longueville. Tout me laisse à penser que c’est peut-être Marie Blondeau, vu l’année de naissance. Le fait qu’elle soit dénommée « veuve Frappart » peut-il laisser penser qu’elle ait été mariée avec Léopold Frappart ? Cela fait partie aussi des recherches complémentaires à faire.


Pour résumer, Marie Blondeau est née dans le Cher, a vécu dans le département voisin, le Loiret à Gien, avant de vivre quelque temps dans le département de l’Yonne, à Cheny, puis de continuer sa route vers la Côte d’Or à Voulaines les Templiers pour enfin terminer sa vie à Longueville dans l’Aube. Il faut aussi préciser qu’elle a eu au moins 9 enfants (ce qui était certainement beaucoup plus courant à l’époque qu’aujourd’hui). Ses nombreux déplacements ont certainement eu comme motivation la survie de ses enfants et la sienne.


sources: AD en ligne du Cher, du Loiret, de l'Yonne, de la Côte d'Or et de l'Aube, centre généalogique de l'Aube.

dimanche 28 juin 2015

Bienvenue sur généalogie et Histoire

Je vous présente mon tout nouveau blog sur la généalogie, l'Histoire. Vous pourrez y retrouver petit à petit tous mes anciens articles de mon précédent blog: généalogie et histoire.

Je suis passionnée d'Histoire depuis toujours. J'ai commencé mes recherches généalogiques il y a une vingtaine d'année. L'arrivée d'internet a accéléré mes recherches et surtout mes trouvailles.

A côté de cela, mon goût pour l'écriture m'a donné envie de partager mes réflexions et mes recherches en généalogie. J'ai aussi découvert sur la toile, un nombre de blogs assez impressionnant sur le thème de la généalogie. C'est ainsi qu'est né mon blog de généalogie dont je vous ai donné le lien plus haut. J'ai découvert le généathème de Sophie Boudarel

Vous pouvez retrouver de nombreux autres blogs et autres sites intéressants sur:

annuaires de blogs généalogiques

Je suis sur boosterblog

logo

 

 

et sur http://www.boostercash.fr/

boostercash-logo

Retrouvez-moi sur mon nouveau blog

Comme c'est bientôt la saison des démenagements, j'ai décidé de faire les cartons de mon blog pour le migrer sur la plateforme wordpress.
Vous pouvez donc me retrouvez sur le site M'Généalogie pour de nouveaux articles et relire les anciens aussi.

mercredi 10 juin 2015

photo de mariage



C'est un des thèmes du généathème de ce mois. De photo ancienne de couple de mariage, je n'en ai pas. Mes grands-parents paternels se sont mariés en 1943 et je pense que l'époque ne se prêtait pas bien à faire la fête, des photos. De mes grands-parents maternels, je n'ai rien...




Par contre, j'ai des photos de groupe de mariage que j'admirais pendant des heures quand j'étais enfant. En voici une:






Cette photo a été prise dans l'Allier. Je situe cette photo dans le début des années 30.




Je ne connais pas les mariés. Ma grand-mère m'a peut-être donné leur nom, mais je ne me souviens pas. Je me souviens juste que ma grand-mère paternelle figure sur cette photo. Elle est entourée.  On ne sait jamais, si quelqu'un a également cette photo et qu'il dispose de davantage d'informations que moi, je suis intéressée par toute information sensée et vérifiée.


photo de mariage

C'est un des thèmes du généathème de ce mois. De photo ancienne de couple de mariage, je n'en ai pas. Mes grands-parents paternels se sont mariés en 1943 et je pense que l'époque ne se prêtait pas bien à faire la fêtes, des photos. De mes grands-parents maternels, je n'ai rien...
Par contre, j'ai des photos de groupe de mariage que j'admirais pendant des heures quand j'étais enfant. En voici une:

Cette photo a été prise dans l'Allier. Je situe cette photo dans le début des années 30. 
Je ne connais pas les mariés. Ma grand-mère m'a peut-être donné leur nom, mais je ne me souviens pas. Je me souviens juste que ma grand-mère paternelle figure sur cette photo. Elle est entourée.  On ne sait jamais, si quelqu'un a également cette photo et qu'il dispose de davantage d'informations que moi, je suis preneuse de toute information sensée et sourcée.

mercredi 22 avril 2015

Louis Marchand

Dans le cadre du généathème de ce mois d'avril, j'ai décidé de m’intéresser de plus près à la vie de Louis Marchand, mon sosa n°54.

Louis MARCHAND est né le jeudi 2 mars 1865 à Monétay-sur-Loire au lieu-dit les Segauds.

Il est le premier fils légitime de Claude MARCHAND, cultivateur, âgé de 21 ans et de Pierrette ROTAT, cultivatrice, âgée de 19 ans.

Lors des recensements de 1872 et de 1876, Louis est encore un enfant. Il vit alors aux Gourliers en 1872, puis aux Henrys en 1876, à Monétay-sur-Loire, avec ses parents et ses deux sœurs, Jeanne et Marie, âgées respectivement de 3ans et 7 ans de moins que lui.

Il fait son service militaire entre le 21 décembre 1886 et le 22 septembre 1887 à Aurillac (15000) dans le 139ème RI. Il y apprend à lire, mais il ne saura jamais nager…J'ai trouvé ces informations dans son livret militaire.

En 1891, il vit à l’Etoile Segaud à Monétay-sur-Loire, avec ses parents et deux domestiques (recensement de Monétay-sur-Loire de 1891). C’est cette même année qu’il se marie avec Louise Taint. Il se marie avec Louise TAIN le samedi 4 juillet 1891 à 10h à Monétay-sur-Loire. La future mariée est domestique. Elle est  la fille légitime d’Etienne TAIN et de Marie MICHAUD. Louise Taint est née dans le département voisin qu’est la Saône-et-Loire en 1873. Mais sa famille est originaire de la région de Monétay-sur-Loire.

Les témoins sont les suivants :

Claude ROTAT (Témoin), 38 ans, oncle de l'époux

Benoit TAIN (Témoin), 60 ans, oncle de l'épouse

Jacques BUISSON (Témoin), 45 ans, oncle de l'époux

Jean-Marie ACHAINDRE, faïencier à Digoin, (Témoin), 26 ans, oncle de l'épouse.

Le couple a eu une fille, Marie née le 31 juillet 1896 à Monétay-sur-Loire (une de mes arrière-grands-mères paternelle).

En 1896, il habite de nouveau aux Gourliers à Monétay-sur-Loire. (recensement de 1896). Puis, il demeure au moins jusqu’en 1906 à La Maison Blanche, toujours à Monétay-sur-Loire, avec ses parents Claude Marchand et Pierrette Rotat. Je dispose pour cette époque d’un contrat d’assurance, dans lequel, il est fait la liste des biens assurés pour une somme de 15 500 francs.










Louis s'est associé avec son père Claude, pour assurer son exploitation. Je suppose qu'ils étaient métayers comme la plupart des cultivateurs de cette région, mais pour l'instant je n'ai pas d'information sûre à ce sujet. Comme on peut le constater, cette assurance comprend les bâtiments d'habitation, d'exploitation, le matériel agricole, ainsi que le cheptel.

Je ne connais pas la date du décès de Louis Marchand, ni même le lieu de son décès, mais mes recherches futures m’apporteront la réponse.

[caption id="" align="aligncenter" width="226"] contrat d'assurance entre Louis Marchand et la compagnie d'assurance La France, le 28 octobre 1903[/caption]

Louis Marchand



Dans le cadre du généathème de ce mois d'avril, j'ai décidé de m’intéresser de plus près à la vie de Louis Marchand, mon sosa n°54.
Louis MARCHAND est né le jeudi 2 mars 1865 à Monétay-sur-Loire au lieu-dit les Segauds.
Il est le premier fils légitime de Claude MARCHAND, cultivateur, âgé de 21 ans et de Pierrette ROTAT, cultivatrice, âgée de 19 ans.

Lors des recensements de 1872 et de 1876, Louis est encore un enfant. Il vit alors aux Gourliers en 1872, puis aux Henrys en 1876, à Monétay-sur-Loire, avec ses parents et ses deux sœurs, Jeanne et Marie, âgées respectivement de 3ans et 7 ans de moins que lui.

Il fait son service militaire entre le 21 décembre 1886 et le 22 septembre 1887 à Aurillac (15000) dans le 139ème RI. Il y apprend à lire, mais il ne saura jamais nager…J'ai trouvé ces informations dans son livret militaire.

En 1891, il vit à l’Etoile Segaud à Monétay-sur-Loire, avec ses parents et deux domestiques (recensement de Monétay-sur-Loire de 1891). C’est cette même année qu’il se marie avec Louise Taint. Il se marie avec Louise TAIN le samedi 4 juillet 1891 à 10h à Monétay-sur-Loire. La future mariée est domestique. Elle est  la fille légitime d’Etienne TAIN et de Marie MICHAUD. Louise Taint est née dans le département voisin qu’est la Saône-et-Loire en 1873. Mais sa famille est originaire de la région de Monétay-sur-Loire.
Les témoins sont les suivants :
Claude ROTAT (Témoin), 38 ans, oncle de l'époux
Benoit TAIN (Témoin), 60 ans, oncle de l'épouse
Jacques BUISSON (Témoin), 45 ans, oncle de l'époux
Jean-Marie ACHAINDRE, faïencier à Digoin, (Témoin), 26 ans, oncle de l'épouse.

Le couple a eu une fille, Marie née le 31 juillet 1896 à Monétay-sur-Loire (une de mes arrière-grands-mères paternelle).


En 1896, il habite de nouveau aux Gourliers à Monétay-sur-Loire. (recensement de 1896). Puis, il demeure au moins jusqu’en 1906 à La Maison Blanche, toujours à Monétay-sur-Loire, avec ses parents Claude Marchand et Pierrette Rotat. Je dispose pour cette époque d’un contrat d’assurance, dans lequel, il est fait la liste des biens assurés pour une somme de 15 500 francs. 






contrat en la compagnie d'assurance "la France" et Louis et Claude Marchand en date du 28 octobre 1903

 Louis s'est associé avec son père Claude, pour assurer son exploitation. Je suppose qu'ils étaient métayers comme la plupart des cultivateurs de cette région, mais pour l'instant je n'ai pas d'information sûre à ce sujet. Comme on peut le constater, cette assurance comprend les bâtiments d'habitation, d'exploitation, le matériel agricole, ainsi que le cheptel.



Je ne connais pas la date du décès de Louis Marchand, ni même le lieu de son décès, mais mes recherches futures m’apporteront la réponse.

samedi 14 mars 2015

Voiturier par terre



Voilà un métier que j'ai découvert tout récemment, grâce à la lecture d'un acte de mariage d'un couple d'ancêtres de mon mari. L'expression m'a interpellée: "voiturier", pas de problème, je vois bien ce quel peut être ce métier. Mais "voiturier par terre"...




J'ai donc fait des recherches. 




Je vous livre le résultat de ces dernières. La consultation du site : les métiers de mes ancêtres, me donne comme information que cette expression s'oppose à "voiturier par eau" et que "voiturier par terre" est synonyme de "roulier". Ce métier est l'"ancêtre", en quelque sorte, du métier de routier.











voiture à cheval, médiathèque de Betton, photo Flickr, licence Creative Common




D'autres recherches sur Gallica et sur Google apportent les précisions suivantes:




Code Civil de 1804, section II:




art. 1782: "les voituriers par terre et par eau sont assujettis, pour la garde et la conservation des choses qui leur sont confiés, aux mêmes obligations que les aubergistes, dont il est parlé au titre du dépôt et du séquestre"




art.1783:"Ils répondent non seulement de ce qu'ils ont déjà reçu dans leur bâtiment ou voiture, mais encore de ce qui leur a été remis sur le port ou dans l'entrepôt, pour être placé dans leur bâtiment ou voiture."




art.1784: "Ils sont responsables de la perte et des avaries des choses qui leur sont confiées, à moins qu'ils ne prouvent qu'elles ont été perdues et avariées par cas fortuit ou force majeure".




art. 1785: " Les entrepreneurs de voitures publiques par terre et par eau, et ceux des roulages publics, doivent tenir registre de l'argent, des effets et des paquets dont ils se chargent".




Les entrepreneurs et directeurs de voitures et roulages publics, les maîtres de barques et navires, sont en outre assujettis à des règlements particuliers, qui font la loi entre eux et les autres citoyens". 




Ces articles du code civil, révèlent combien cette profession était encadrée. Tout transport de marchandises était d'ailleurs accompagné d'une lettre de voiture. Ce document fait état du détail des marchandises transportées, de l'identité du voiturier chargé de les transporter, des conditions dans lesquelles elles doivent être transportées, de l'identité de l'expéditeur de la marchandises, ainsi que de celle du destinataire. Ces lettres de voiture sont écrites sur papier timbré.




sources: 




Code civil 1804, section II, art. 1782 à 1786




MERLIN, Pierre Antoine: Répertoire universel et raisonné de jurisprudence, 1828.




site Chapellerablais: http://chapellerablais.pagesperso-orange.fr . Ce site m'a apporté beaucoup d'informations sur ce métier.




 


Voiturier par terre

Voilà un métier que j'ai découvert tout récemment, grâce à la lecture d'un acte de mariage d'un couple d'ancêtres de mon mari. L'expression m'a interpellée: "voiturier", pas de problème, je vois bien ce quel peut être ce métier. Mais "voiturier par terre"...
J'ai donc fait des recherches. 
Je vous livre le résultat de ces dernières. La consultation du site : les métiers de mes ancêtres, me donne comme information que cette expression s'oppose à "voiturier par eau" et que "voiturier par terre" est synonyme de "roulier". Ce métier est l'"ancêtre", en quelque sorte, du métier de routier.
voiture à cheval, médiathèque de Betton, photo Flickr, licence Creative Common

D'autres recherches sur Gallica et sur Google apportent les précisions suivantes:
Code Civil de 1804, section II:
art. 1782: "les voituriers par terre et par eau sont assujettis, pour la garde et la conservation des choses qui leur sont confiés, aux mêmes obligations que les aubergistes, dont il est parlé au titre du dépôt et du séquestre"
art.1783:"Ils répondent non seulement de ce qu'ils ont déjà reçu dans leur bâtiment ou voiture, mais encore de ce qui leur a été remis sur le port ou dans l'entrepôt, pour être placé dans leur bâtiment ou voiture."
art.1784: "Ils sont responsables de la perte et des avaries des choses qui leur sont confiées, à moins qu'ils ne prouvent qu'elles ont été perdues et avariées par cas fortuit ou force majeure".
art. 1785: " Les entrepreneurs de voitures publiques par terre et par eau, et ceux des roulages publics, doivent tenir registre de l'argent, des effets et des paquets dont ils se chargent".
Les entrepreneurs et directeurs de voitures et roulages publics, les maîtres de barques et navires, sont en outre assujettis à des règlements particuliers, qui font la loi entre eux et les autres citoyens". 
Ces articles du code civil, révèlent combien cette profession était encadrée. Tout transport de marchandises était d'ailleurs accompagné d'une lettre de voiture. Ce document fait état du détail des marchandises transportées, de l'identité du voiturier chargé de les transporter, des conditions dans lesquelles elles doivent être transportées, de l'identité de l'expéditeur de la marchandises, ainsi que de celle du destinataire. Ces lettres de voiture sont écrites sur papier timbré.
sources: 
Code civil 1804, section II, art. 1782 à 1786
MERLIN, Pierre Antoine: Répertoire universel et raisonné de jurisprudence, 1828.
site Chapellerablais: http://chapellerablais.pagesperso-orange.fr . Ce site m'a apporté beaucoup d'informations sur ce métier.
 

jeudi 5 mars 2015

Une troisième épouse?




Guillaume Mouillois, mon sosa 96 est décédé le 23 juillet 1855 à Liernolles, petite commune du département de l'Allier à l'âge de 61 ans.




Son acte de décès,  visible à la vue 93 des archives en ligne de l'Allier pour la commune de Liernolles: décès à Liernolles entre 1843 et 1882 mentionne son épouse: Catherine Chassot, soi-disant âgée de 50 ans et vivant avec lui aux Rebys, domaine de ladite commune. Cette mention a vraisemblablement été ajoutée après coup, car elle est écrite dans la marge.




Problème: je n'ai aucune trace de Catherine Chassot auparavant.




Guillaume Mouillois s'est marié certes avec Marie Chassot le 20 novembre 1815 à Montcombroux (futur Montcombroux-les-Mines). Mais Marie Chassot est morte en couches le 9 février 1831. Par la suite, Guillaume se marie le 28 juin 1831 avec Antoinette Tuloup.




Antoinette Tuloup est vivante lors du décès de son époux, je n'ai trouvé aucune trace de son décès sur les tables décennales avant 1855 et même après, et j'ai même trouvé sa présence sur les recensements de 1856 de Liernolles en tant que veuve (vue 11) du recensement 1856 Liernolles.




Qu'en est-il alors de cette Catherine Chassot? Je pense pour le moment à une erreur de l'officier municipal.




Qu'en pensez-vous? En tout cas, je continue mes recherches.











photo de Christophe Eyquem, sur le site Freemage


Une troisième épouse?


Guillaume Mouillois, mon sosa 96 est décédé le 23 juillet 1855 à Liernolles, petite commune du département de l'Allier à l'âge de 61 ans. 
Son acte de décès,  visible à la vue 93 des archives en ligne de l'Allier pour la commune de Liernolles: décès à Liernolles entre 1843 et 1882 mentionne son épouse: Catherine Chassot, soi-disant âgée de 50 ans et vivant avec lui aux Rebys, domaine de ladite commune. Cette mention a vraisemblablement été ajoutée après coup, car elle est écrite dans la marge.
Problème: je n'ai aucune trace de Catherine Chassot auparavant.
Guillaume Mouillois s'est marié certes avec Marie Chassot le 20 novembre 1815 à Montcombroux (futur Montcombroux-les-Mines). Mais Marie Chassot est morte en couches le 9 février 1831. Par la suite, Guillaume se marie le 28 juin 1831 avec Antoinette Tuloup.
Antoinette Tuloup est vivante lors du décès de son époux, je n'ai trouvé aucune trace de son décès sur les tables décennales avant 1855 et même après, et j'ai même trouvé sa présence sur les recensements de 1856 de Liernolles en tant que veuve (vue 11) du recensement 1856 Liernolles.
Qu'en est-il alors de cette Catherine Chassot? Je pense pour le moment à une erreur de l'officier municipal.
Qu'en pensez-vous? En tout cas, je continue mes recherches.
photo de Christophe Eyquem, sur le site Freemage


mercredi 25 février 2015

résolution d'un mystère


J’ai toujours aimé fouiller dans les vieux papiers.

Enfant, j’explorais les tiroirs d'une armoire de ma grand-mère. J’admirais les vieilles photos, les vieux livrets militaires, les vieilles cartes postales, les vieux courriers. C’était l’occasion de faire demander ensuite à ma grand-mère de me raconter comment elle vivait quand elle était jeune.




Mais il y a toujours eu ce document dont elle n’a jamais su m’expliquer la provenance: un vieux livret militaire, au nom d’Alfred Hume. Elle ne connaissait personne qui ne porte ce nom de famille. Moi non plus d’ailleurs, même après avoir fait mon arbre généalogique.











couverture livret militaire A Huméb
couverture du livret militaire d'Alfred Humé










livret alfred Huméb
1ère page du livret militaire d'Alfred Humé



Le week-end dernier, lors d’une visite chez mon père qui a recueilli les papiers de ma grand-mère, maintenant décédée, j'ai décidé de percer le mystère. J’ai donc repris la lecture de ce livret. Je me suis rendue compte que le fameux Alfred Humé était né en 1890 à Saint Mandé et qu’il avait été recensé pour le service militaire dans le département de l’Allier. Forte de ces nouvelles informations, j’interroge mon père qui émet la supposition qu’Alfred Humé pouvait être un enfant assisté élevé par son arrière-grand-mère, Marie Guérut, épouse d’Antoine Gaudot.




Je fais donc des recherches. Cela tombe bien: les AD de l’Allier viennent de mettre les registres matricules en ligne. La fiche matricule me confirme que Alfred Humé est bien un enfant assisté et le recensement de 1901 sur la commune de Pierrefite-sur-Loire me montre qu’Alfred Humé vivait bien en tant qu’enfant assisté chez Marie Guérut et Antoine Gaudot. Je me rends compte qu’Alfred a un grand frère Benoît qui est placé dans une autre famille de la même commune.




J’ai aussi recherché l’acte de naissance d’Alfred à Vincennes à Saint Mandé. Il est né le 14 août 1890 de Benoît Benoni Humé, 51 ans, peintre en bâtiments et de Zélina Claire Marie Delgove, sans profession, 28 ans. J’ai également cherché pourquoi, ces deux enfants sont devenus un jour des enfants assistés. Pour le moment, ma question reste sans réponse.




Par contre, je sais qu’Alfred Humé est mort pour la France, le 26 septembre 1915 à Souchez dans le Pas-de-Calais après avoir été mobilisé le 20 Février 1915 au 42ème RI , puis être passé au 159ème RI le 24 mai 1915. Il a été médaillé militaire et a eu la croix de guerre avec étoile de bronze.











MPF Hume Alfred
fiche d'Alfred Humé, issue de la base des Morts pour la France de 1914-1918 de SGA



Voici donc résolue ou presque le mystère sur l’origine de ce document et la raison pour laquelle ce livret militaire est resté dans ma famille. Je rends aussi hommage à cet enfant assisté, devenu Poilu, mort pour la France et dont personne d'autre que moi n'aurait pu chercher sa fiche matricule et sa participation à la guerre de 14-18, puisqu'il est mort célibataire et sans enfant.