samedi 14 mars 2015

Voiturier par terre

Voilà un métier que j'ai découvert tout récemment, grâce à la lecture d'un acte de mariage d'un couple d'ancêtres de mon mari. L'expression m'a interpellée: "voiturier", pas de problème, je vois bien ce quel peut être ce métier. Mais "voiturier par terre"...
J'ai donc fait des recherches. 
Je vous livre le résultat de ces dernières. La consultation du site : les métiers de mes ancêtres, me donne comme information que cette expression s'oppose à "voiturier par eau" et que "voiturier par terre" est synonyme de "roulier". Ce métier est l'"ancêtre", en quelque sorte, du métier de routier.
voiture à cheval, médiathèque de Betton, photo Flickr, licence Creative Common

D'autres recherches sur Gallica et sur Google apportent les précisions suivantes:
Code Civil de 1804, section II:
art. 1782: "les voituriers par terre et par eau sont assujettis, pour la garde et la conservation des choses qui leur sont confiés, aux mêmes obligations que les aubergistes, dont il est parlé au titre du dépôt et du séquestre"
art.1783:"Ils répondent non seulement de ce qu'ils ont déjà reçu dans leur bâtiment ou voiture, mais encore de ce qui leur a été remis sur le port ou dans l'entrepôt, pour être placé dans leur bâtiment ou voiture."
art.1784: "Ils sont responsables de la perte et des avaries des choses qui leur sont confiées, à moins qu'ils ne prouvent qu'elles ont été perdues et avariées par cas fortuit ou force majeure".
art. 1785: " Les entrepreneurs de voitures publiques par terre et par eau, et ceux des roulages publics, doivent tenir registre de l'argent, des effets et des paquets dont ils se chargent".
Les entrepreneurs et directeurs de voitures et roulages publics, les maîtres de barques et navires, sont en outre assujettis à des règlements particuliers, qui font la loi entre eux et les autres citoyens". 
Ces articles du code civil, révèlent combien cette profession était encadrée. Tout transport de marchandises était d'ailleurs accompagné d'une lettre de voiture. Ce document fait état du détail des marchandises transportées, de l'identité du voiturier chargé de les transporter, des conditions dans lesquelles elles doivent être transportées, de l'identité de l'expéditeur de la marchandises, ainsi que de celle du destinataire. Ces lettres de voiture sont écrites sur papier timbré.
sources: 
Code civil 1804, section II, art. 1782 à 1786
MERLIN, Pierre Antoine: Répertoire universel et raisonné de jurisprudence, 1828.
site Chapellerablais: http://chapellerablais.pagesperso-orange.fr . Ce site m'a apporté beaucoup d'informations sur ce métier.
 

jeudi 5 mars 2015

Une troisième épouse?


Guillaume Mouillois, mon sosa 96 est décédé le 23 juillet 1855 à Liernolles, petite commune du département de l'Allier à l'âge de 61 ans. 
Son acte de décès,  visible à la vue 93 des archives en ligne de l'Allier pour la commune de Liernolles: décès à Liernolles entre 1843 et 1882 mentionne son épouse: Catherine Chassot, soi-disant âgée de 50 ans et vivant avec lui aux Rebys, domaine de ladite commune. Cette mention a vraisemblablement été ajoutée après coup, car elle est écrite dans la marge.
Problème: je n'ai aucune trace de Catherine Chassot auparavant.
Guillaume Mouillois s'est marié certes avec Marie Chassot le 20 novembre 1815 à Montcombroux (futur Montcombroux-les-Mines). Mais Marie Chassot est morte en couches le 9 février 1831. Par la suite, Guillaume se marie le 28 juin 1831 avec Antoinette Tuloup.
Antoinette Tuloup est vivante lors du décès de son époux, je n'ai trouvé aucune trace de son décès sur les tables décennales avant 1855 et même après, et j'ai même trouvé sa présence sur les recensements de 1856 de Liernolles en tant que veuve (vue 11) du recensement 1856 Liernolles.
Qu'en est-il alors de cette Catherine Chassot? Je pense pour le moment à une erreur de l'officier municipal.
Qu'en pensez-vous? En tout cas, je continue mes recherches.
photo de Christophe Eyquem, sur le site Freemage