mercredi 27 décembre 2017

bilan généalogique de l'année 2017

L'année 2017 se termine et il est temps de jeter un coup d’œil en arrière pour faire le point sur mon année généalogique.



Mon activité généalogique pendant l'année 2017



2017 a sonné pour moi la fin de mon activité en tant que généalogiste professionnel. Je devais faire un choix cette année : soit me consacrer à temps plein à mon cabinet de généalogiste familial professionnel, soit arrêter. J'ai donc choisi la seconde solution. Dorénavant, je ne fais de la généalogie qu'en "amatrice". La généalogie reste et restera pour moi une passion et mon expérience en tant que professionnelle m'a permis de faire des recherches intéressantes, d'apprendre davantage sur les archives et toutes les richesses que l'on peut dénicher.



[caption id="attachment_1321" align="aligncenter" width="300"] image du site Pixabay-LMoonlight[/caption]

Fréquentation de mon blog pendant l'année 2017



En 2017, j'ai totalisé à ce jour 1222 visiteurs. C'est un peu moins qu'en 2016, année où j'ai totalisé 1333 visiteurs. Mais je suis globalement contente du succès de ce blog. Je remercie mes lecteurs fidèles et j'accueille avec grand plaisir tous les nouveaux. Cette année, pour la première fois j'ai eu des "likes" pendant le challenge AZ. Cela n'a peut-être l'air de rien, mais cela fait toujours plaisir.



Les articles les plus consultés pendant l'année 2017



Mon article le plus lu, n'en est pas vraiment un, puisque c'est une présentation d'une vidéo que j'ai publié sur Youtube. Il s'agit de Quel logiciel pour les captures d’écran et pour les retouches de photos en généalogie ?



L'article qui tient la seconde place est aussi un bilan, celui du challenge AZ de 2017. Je remercie à ce sujet Sophie BOUDAREL pour le challenge AZ. Grâce à la participation à ce dernier, je constate chaque mois de juin, une fréquentation accrue sur mon blog.



Je vous donne rendez-vous au début de l'année 2018 pour de nouveaux articles. Je vous souhaite un bon réveillon du Nouvel An et de bons moments à vivre avec vos proches.

samedi 9 décembre 2017

Mon plus grand bonheur généalogique de 2017

Évoquer le bonheur en généalogie m'a un peu surprise: le mot bonheur n'est il pas trop fort pour cette occupation qui meuble la plupart de mon temps libre? Mais je vais relever le défi et tenter de répondre à la question suivante: qu'est-ce que le bonheur en généalogie et comment cela s'est-il manifesté en 2017?



Un bonheur lié à la résolution d'un mystère et à l'entraide familiale



Depuis quelques années, j'étais à la recherche de la date du mariage de Cyprien GIRARDOT et de Jeanne Françoise CAILLET. J'avais pris contact avec des cousins éloignés, également descendants de ce couple. Ils étaient eux aussi à la recherche de la date et du lieu de ce mariage depuis quelques temps. Et c'est grâce à une de mes lointaines cousines, (que je remercie encore), qu'un jour de novembre 2016, j'ai enfin pu trouver cet acte de mariage tant recherché. J'ai ainsi pu poursuivre les recherches sur cette branche au cours de l'année 2017. Vous pouvez relire les articles qui évoquent ces recherches et ces trouvailles. Je relie ainsi en quelque sorte les deux thèmes proposés par Sophie BOUDAREL ce mois-ci dans le cadre du généathème de décembre: le bonheur généalogique est possible grâce à l'entraide bénévole des généalogistes!



[caption id="attachment_1299" align="aligncenter" width="300"]coccinnelle porte bonheur Ne dis-t'on pas de la coccinelle qu'elle porte bonheur?[/caption]

Un bonheur lié à l'écriture



Pour moi, le bonheur en généalogie ne va pas sans compte rendu de mes recherches. Ce blog me permet de mettre par écrit ce que j'ai envie de partager à propos de mes recherches. L'écriture est une autre de mes passions et la généalogie est un merveilleux sujet pour assouvir ce plaisir d'écrire. Écrire à propos de mes recherches me permet d'entrer en contact avec d'autres passionnés de généalogies. Rien n'est plus gratifiant que de lire des commentaires une fois que vous avez publié un article. Et je dois remercier tous mes lecteurs pour tous les commentaires qu'ils écrivent. Ils ont toujours été respectueux et élogieux. Et le mois le plus prolifique en écriture d'article sur ce blog reste le mois de juin. Le challenge AZ est un bon vecteur de visites sur mon blog.



Alors, si vous voulez connaître le bonheur en généalogie, voici ma recette: cherchez, partagez, écrivez et recevez. Que du bonheur!

lundi 27 novembre 2017

Les Poilus de mon arbre

Dans le cadre du généathème de ce mois de novembre, je fais le tour des Poilus de mon arbre. Dans mon arbre, je retrouve des soldats de la 1ère Guerre Mondiale dans la génération de mes arrières-grand-parents.



Côté paternel



Tout d'abord, le premier Poilu que je trouve est Albert GIRARDOT. D'abord exempté pour faiblesse générale, il est mobilisé le 11 avril 1917 et rejoint le 79ème régiment d'infanterie du 21 mai 1917 au 1er juin 1918. Il combat ensuite sous les drapeaux du 10ème régiment d'infanterie. Depuis le 2 février 1918, il participe à la campagne d'Orient. Il revient dans ses foyers le 7 avril 1919. Il décède le 20 février 1927 à l'âge de 39 ans.



Ensuite, le second Poilu de mon arbre est Philibert GAUDOT. Il est mobilisé, dès le début du conflit. J'ai déjà écrit un article sur ce blog à son sujet. Vous pouvez le retrouver ici. Il meurt à l'âge de 81 ans le 8 avril 1969.



[caption id="attachment_1290" align="aligncenter" width="300"] image pxhere[/caption]

Côté maternel



Antoine MOUILLEVOIS est mobilisé également dès le début du conflit. Antoine est blessé le 28 avril 1915 à Villers Franqueux. Le 1er Mars 1919 est le jour de sa démobilisation. Il meurt le 19 juillet 1954 à l'âge de 78 ans. J'ai également écrit un article à son sujet: Antoine, poilu de 14-18.



Enfin, le dernier de mes arrières-grand-pères à avoir combattu pendant la grande guerre est François GACON. Il est lui aussi mobilisé dès le début du conflit et renvoyé dans ses foyers avant la fin des combats, le 6 novembre 1917. Il meurt le 27 novembre 1921 à l'âge de 44 ans. Un article évoque également plus largement sa vie et sa participation au conflit de 14-18 ici.



 

Parmi mes ancêtres, il n'y a donc aucun Mort pour la France. Cela n'enlève toutefois rien au fait qu'ils se sont battus pour nous, qu'ils ont mis de côté 5 longues années de leur vie entre parenthèses. Ils sont revenus avec des blessures physiques, et certainement bien d'autres traumatismes.






samedi 18 novembre 2017

Jean-François

Aujourd'hui est le meilleur jour pour rendre hommage à mon grand-père, Jean-François GIRARDOT. En ce 18 novembre 2017, tu aurais eu 100 ans. Pour saluer ta mémoire, je fais ce que je sais le mieux faire: écrire un article en ta mémoire.



Ton enfance



Les conditions de ta naissance, en ce jour du 18 Novembre 1917, je ne les ai appris qu'après ton départ pour d'autres cieux. En effet, Madeleine, ta maman, était une fille de l'assistance publique de la Seine. D'elle, je n'ai que des informations par défaut: personne n'a su trouver son acte de naissance dans l'état-civil de Paris lorsqu'elle a voulu se marier. Je dois me rendre à l'évidence: je ne trouverai moi non plus  jamais d'informations supplémentaires autre que celle de son matricule d'entrée à l'hôpital Beaujon. Elle y a été admise le 16 mars 1898.J'ai écrit un article enfant assistée à ce sujet.



Mais revenons à ta vie: tu viens au monde le 18 Novembre 1917. Tu passes les deux premières années de ta vie à l'Etang du Chat, à Gueugnon (Saône-et-Loire), avec ta mère, Madeleine car Albert, ton père est mobilisé depuis avril 1917. Les premières années sont difficiles vu que l'argent manque à la maison. J'ai retrouvé à ce propos, un courrier de Madeleine. Dans ce dernier daté du 14 octobre 1918, elle raconte ses difficultés financières. Elle est obligée de déménager mais elle ne doit pas aller bien loin car le recensement de 1926 nous révèle que tu habites encore à l'Etang du Chat.



Le retour de ton père



Finalement, ton père rentre de la guerre vers le 8 avril 1919. Je me souviens que tu me racontais la peur que tu avais ressentie alors lors de l'arrivée de cet inconnu. Il devait être certainement harassé, fatigué et peut-être sale, mal rasé. Puis la vie familiale a repris son cours. Une petite sœur est venue agrandir la famille, Catherine le 9 décembre 1919. Ton père a repris le chemin des usines de Gueugnon, les forges. Toi, tu découvres l'école et ses instituteurs, anciens poilus, peu commodes. À cette époque, il ne faisait pas bon faire le pitre à l'école. Ensuite, le 6 avril 1925, une deuxième petite sœur, Germaine, vient agrandir la famille. Malheureusement, l'année suivante, tu subis le premier deuil de ta vie: ta petite sœur Germaine s'éteint à l'âge de 14 mois, le 22 juin 1926. Un an ne s'écoule pas avant qu'un deuxième malheur vienne frapper ta famille. En effet, le 20 février 1927, ton père meurt des suites de sa mobilisation à la guerre de 1914-1918. Il faut dire que d'après ce que tu m'as raconté, il avait passé un hiver sur un navire au large des Dardanelles, sans jamais débarquer. Désormais, tu te retrouves à nouveau seul avec ta sœur Catherine, et ta mère, Madeleine.



Entrée dans la vie active



Quelques années passent et Madeleine se remarie. Mais ce n'est pas une bonne chose pour toi car ton beau-père te fait alors comprendre qu'il est temps d'aller gagner ta croûte. Tu n'as alors que 11 ans. C'en est alors fini de l'école et du temps de l'insouciance. Tu deviens alors domestique. En 1931, tu travailles chez les époux LAUVERNIER à Neuvy-Grandchamps. Puis, dans les années 30, tu traverses la Loire et tu te fais embaucher dans le département voisin de l'Allier, sur la commune de Coulanges dans une ferme. Tu en as gardé de bons souvenirs. Tu t'y est fait des amis, domestiques agricoles comme toi.





Ton mariage avec Louise



La seconde guerre mondiale arrive mais tu es réformé car tu as été blessé à l'abdomen par un taureau. Quelque temps plus tard, tu rencontres Louise. Vous vous mariez le 23 octobre 1943 à Montcombroux-les-Mines. Vous vous installez bientôt à la Grollière, à Montcombroux. Malgré les difficultés financières de départ, tu aimes ton travail à la ferme, toi le fils, petit-fils et arrière-petit-fils de forgerons et ouvriers aux forges.



Tu as beaucoup compté pour moi: tu as été et est encore aujourd'hui un modèle. Tu n'as jamais baissé les bras devant les situations difficiles et tu en as connu quelques-unes. Alors, en ce 18 novembre, je pense à toi et je te remercie d'avoir contribué à faire de moi ce que je suis aujourd'hui.



 

jeudi 26 octobre 2017

Louise

Aujourd'hui, 26 octobre 2017, Louise aurait eu 103 ans. Elle était la fille de Philibert GAUDOT et de Marie MARCHAND. Elle fut aussi ma grand-mère. J'écris cet article en sa mémoire. Se mélangeront souvenirs personnels et son histoire à elle.



Louise est une enfant de la Guerre. Elle est née le 26 octobre 1914 au Domaine des Bougains, à Liernolles. Les cinq premières années de sa vie, elle les a vécues seule avec sa mère Marie. Elle était une adorable petite fille blonde aux yeux bleus. Son père, Philibert est revenu au foyer, le 2 avril 1919. Louise est allée à l'école primaire de son village, à Liernolles quand les travaux de la ferme ne l'appelait pas. Elle y allait à pied, par tous les temps. En effet, les transports scolaires n'étaient pas alors d'actualité. Cela fait entre 4 et 5 km de marche, soit une bonne heure de marche.



[caption id="attachment_1263" align="aligncenter" width="199"] Louise GAUDOT[/caption]

Son court parcours scolaire terminé, elle travaille ensuite auprès de ses parents à la ferme. Outre les travaux dans les champs, elle fait beaucoup de couture, elle brode. Je conserve précieusement des revues des années 20 et des travaux de broderies qu'elle m'a légués. Les années passent et mes arrières grands-parents achètent une petite propriété à Montcombroux-les-Mines dans les années 30. C'est certainement à cette époque qu'elle fait la connaissance de Jean GIRARDOT. Il est domestique de ferme.



Puis Louise et Jean se marient le 23 octobre 1943. Ils s'installeront par la suite dans une ferme sur la commune de Montcombroux-les-Mines: la Grollière. C'est là que grandit mon père et qu'il acquière le goût et la passion de l'agriculture.



Ma grand-mère m'a appris plein de choses qui me servent encore aujourd'hui et je lui en suis éternellement reconnaissante: la cuisine traditionnelle bourbonnaise telle que le mias, le sanciau, des pâtés à la viande, des tartes...Elle m'a aussi donné le goût de la couture, de la confection de vêtements.



En ce jour de 26 octobre 2017, je pense à toi Mémé.



 

 

mercredi 18 octobre 2017

100 mots pour une carte

Le généathème de ce mois nous invite à se pencher sur la vie d'un de nos ancêtres et d'écrire leur vie en 100 mots. J'ai décidé de modifier un peu l'exercice et d'écrire en 100 mots un moment de la vie d'un de mes arrières grand-père, Philibert GAUDOT. Ce moment est particulier, puisqu'il est alors parti loin de son foyer bourbonnais pour combattre contre les Allemands. La carte a été écrite entre 1914 et 1918, un 15 septembre. Mais laissons la place à l'exercice. Allez, top départ, c'est parti:



[caption id="attachment_1256" align="aligncenter" width="640"] Carte envoyée pendant le conflit de 1914-1918 à Marie MARCHAND par son époux, Philibert GAUDOT[/caption]

Un automne, Philibert Gaudot écrit  une carte postale à sa jeune épouse Marie. Une correspondance s'est établie entre les jeunes époux depuis que Philibert est parti en août 1914. Marie est restée seule avec leur petite fille, Louise, à la ferme des Bougains, à Liernolles. Au moment où il écrit cette carte, Philibert est en arrière des lignes. Philibert n'a visiblement, aucune envie de retourner au combat. Il évoque "les bombardements nuits et jours". Il est difficile de dater cette carte car le coin où est mentionnée l'année est déchiré. Dommage, c'est la carte la plus lisible de ma collection.



100 mots, c'est peu pour tout raconter sur une vie, mais aussi sur la vie de ces couples déchirés par cette guerre meurtrière. Je possède d'autres cartes écrites par mon arrière grand-père à son épouse, et aussi à ses parents. Je n'ai aucune lettre écrite par Marie à son mari. Elles ont certainement été perdues dans les combats. Le lien commun entre toutes ces cartes reste la volonté de rassurer sa famille sur sa santé.



 

dimanche 10 septembre 2017

Le patois dans ma généalogie

Le thème du généathème de ce mois est le patois. Il se trouve que le patois a été le fil conducteur de mon challenge AZ de cette année. Alors, je ne peux pas passer à côté de l'écriture d'un article dans le cadre du généathème de ce mois de septembre!



Lors du challenge AZ 2017, j'ai évoqué une série de mots que j'entendais lorsque j'étais plus jeune. Dans cet article, je vais plutôt m'arrêter sur ce que représente le patois dans nos généalogies et dans notre passé.



Tout d'abord, je rappelle ce que signifie le mot patois: le Larousse donne la signification suivante: "système linguistique essentiellement oral utilisé sur une aire réduite et dans une communauté déterminée, essentiellement rurale et perçue par ses utilisateurs comme inférieur à la langue officielle". Le patois a donc une connotation péjorative pour ceux qui l'utilise selon le dictionnaire...Effectivement, ce qui manque au patois, c'est une grammaire bien définie, une orthographe. Certains se sont employés à rédiger des ouvrages pour donner ces éléments manquants aux différents patois. Je pense notamment à Bernard Gilliet et à son "dictionnaire du Bourbonnais, le parler de Diou".



Je me pose la question suivante: sont-ce les gens du cru qui parlent ce patois qui ont un sentiment d'infériorité ou bien les a-t'on conduit à ressentir ce sentiment d'infériorité? L'école de la République a beaucoup oeuvré pour faire disparaître tous ces parlers régionaux. Attention, je pense qu'il était et est toujours important d'enseigner la langue française à l'école.



Néanmoins, les mentalités avancent, car dernièrement des chercheurs du CNRS ont élaboré un "atlas sonore" pour mettre en valeur les différents parlers de notre beau pays. Vous pouvez le consulter ici. 



Alors quel lien faire entre la généalogie et le patois? Tout d'abord, c'est la façon dont parlait une grande partie de mes ancêtres. Beaucoup étaient issus du monde rural. Par contre, nous ne pourrons jamais apprécier leur façon de parler. Les patois étant des langues uniquement parlées, nous n'avons aucun document qui nous permet d'étudier la façon dont ils parlaient. Il y a bien quelques études réalisées par des auteurs désireux de "statuer" sur le patois de leur région. Je vous recommande à ce propos de consulter le site lexilogos. Il vous suffit de cliquer sur la région qui vous intéresse et vous pourrez consulter la bibliographie qui concerne le patois de cette région.



Pour conclure, le patois est un élément essentiel de la vie de la plupart de nos ancêtres. Pour autant, il est bien difficile à appréhender. Sans document sonore d'époque, il est bien difficile de déterminer exactement comment nos ancêtres parlaient le patois de leur contrée. Et pour répondre à la question de Sophie Boudarel dans son article de présentation du généathème de ce mois: je parle encore de temps en temps le patois bourbonnais avec un malin plaisir: j'aime observer l’œil interrogateur de mes interlocuteurs bourguignons! Et c'est ensuite l'occasion de parler de ma région de naissance.

samedi 2 septembre 2017

François, poilu de 14-18

François, fait également parti de mes ancêtres qui ont participé à la Grande Guerre



Dans un précédent article j'évoquais la vie d'Antoine Mouillevois, un de mes arrières grand-père maternel. Il a participé à la Première Guerre Mondiale. Aujourd'hui, j'évoque la vie de François Gacon, mon autre arrière grand-père maternel, également participant de la Guerre de 1914-1918.



Famille de François



François est né le 25 mai 1877 à Neuilly-en-Donjon. Il naît enfant naturel de Françoise Gacon, alors âgée de 45 ans et veuve de Gilbert Barbeau depuis le 27 mars 1871. Françoise reconnaît son fils François le 15 novembre 1877. François a au moins cinq frères et soeurs nés du mariage avec Gilbert Barbeau. Il va grandir auprès de sa mère, de ses frères et soeurs et de ses grands-parents aux Bernardins jusqu'à ce que sa mère se remarie le 26 mai 1887 avec François Chemorin. Ils vont ensuite vivre au domaine de la Forêt avec les enfants de ce dernier.



François est appelé à faire son service militaire le 16 novembre 1898. Il obtient un certificat de bonne conduite et est mis en disponibilité le 21 septembre 1901.



François se marie avec Marie Gatepin à une date que j'ignore encore (mais qui se situe entre 1902 (date de fin des archives en ligne dans le département de l'Allier) et 1904 (date de naissance de Gabriel Gacon, l'aîné des enfants du couple. 6 enfants naissent: Gabriel en 1904, Suzanne en 1906, Catherine en 1908, Claudia en 1911 et deux autres enfants, dont je n'ai ni les dates de naissance, ni les prénoms. Je sais seulement que le couple a six enfants puisque le 20 novembre 1917, François passe de la classe 1886 (auparavant 1887) selon ce qui est précisé sur son registre matricule.



François et la guerre de 1914-1918:



François est rappelé le 7 octobre 1914. Il rejoint le 23ème bataillon de chasseurs à pied puis le 118ème régiment d'infanterie le 18 février 1916 dans le cadre de la 35ème compagnie de travailleurs. Il est renvoyé dans ses foyers le 6 novembre 1917 et se retire à Céron (Saône-et-Loire).



 

[caption id="attachment_1201" align="aligncenter" width="150"] Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=93954[/caption]

La famille s'installe ensuite en 1920 dans le département de l'Allier, à Saint-Léon. C'est dans cette commune que François meurt le 27 novembre 1921.

Sa fiche matricule nous apprend également qu'il avait les yeux bleus et les cheveux chatains. Il mesurait 1,68 m. Son niveau d'instruction était 3: il savait donc lire, écrire et compter.

Voilà tout ce que je sais sur cet arrière-grand-père méconnu.

 

dimanche 6 août 2017

Antoine, poilu de 14-18

Aujourd'hui, j"évoque un peu de la vie d'Antoine, poilu 14-18. J'ai longtemps cru que je n'avais que deux ancêtres qui avaient participé à la guerre de 14-18: Philibert GAUDOT et Albert GIRARDOT. Il s'agit de mes arrières-grands-pères paternels. J'étais complètement dans l'erreur. Des recherches plus poussées m'ont révélé que mes deux arrières-grands-pères maternels ont aussi participé à la Grande guerre. Ces deux poilus  ont aussi été mobilisés  et sont revenus tous les deux de cette guerre.



Aujourd'hui, je vous évoque plus particulièrement la vie de mon arrière-grand-père Antoine MOUILLEVOIS.



Antoine, né en 1876, fait son service militaire en 1897 et est incorporé au 38ème régiment d'infanterie. Il est placé en disponibilité le 22 novembre 1900. Il va enfin pouvoir construire une vie de famille et se marier avec Catherine CHARNET à Chatelperron le 26 novembre 1901.



En 1914, au moment de la déclaration de la guerre, Antoine était déjà bien installé dans la vie. Il avait déjà 4 enfants: François, Antoine, Jean, mon grand-père et Marie, tous né entre 1900 et 1910. Mais cela ne l'empêche pas d'être mobilisé pour partir à la guerre le 1er août 1914. Il a alors 38 ans. Antoine était de la classe 1896, et à la suite de la loi et circulaire ministérielle du 18 juillet 1917, il est généreusement passé de la classe 1896 à la classe 1894 grâce à la naissance de son 4ème enfant, née le ...7 août 1909.



[caption id="attachment_1175" align="aligncenter" width="150"] By Fab5669 - Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=39149633[/caption]

Le 28 avril 1915, Antoine est blessé à la tête. Mais il continue néanmoins à combattre et n'est renvoyé dans son foyer que le 1er mars 1919. Il retrouve Catherine à Saint-Voir, petite commune de l'Allier. Il a 43 ans... Ses enfants ont grandi. François l'aîné a déjà 16 ans et Marie, la plus jeune a 10 ans. Cinq longues années ont séparé cet homme de son foyer. Par rapport à d'autres familles, il a certes eu la chance de revenir. Pourtant, je peux imaginer les souffrances que cette guerre a pu représenter pour tous les soldats et pour toutes leurs familles. On évoque souvent ceux qui ne sont pas revenu et c'est normal. Mais n'oublions pas ceux qui sont revenus et qui ont sacrifié 5 longues années de leur vie....

mercredi 12 juillet 2017

les actes de décès et la généalogie

Les actes de décès succèdent dans l'Histoire aux actes de sépulture des registres paroissiaux.



La présentation et la composition des actes de décès ont été défini dans le décret du 20 septembre 1792. Je vous invite à visionner la vidéo suivante sur les actes de décès.

[embed]https://youtu.be/9xlb5H7aPnk[/embed]

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dimanche 2 juillet 2017

challenge AZ 2017- le bilan

Mon challenge AZ 2017



C'est la deuxième année que je participe au challenge AZ. Je remercie tout d'abord Sophie Boudarel d'avoir eu un jour cette belle idée de faire réfléchir les généalogistes blogueurs sur leurs recherches et de leur faire publier des articles tout au long du mois de juin chaque année.



Pour mon propre challenge, j'ai réussi à écrire un article chaque jour. Cela dit, certaines lettres m'ont donné beaucoup de mal: le X, le W...Il faut préciser que j'ai eu l'idée (peut-être un peu saugrenue cette année, je peux le reconnaître) d'écrire sur un dialecte. Or un dialecte n'est que parlé. Même si je me suis appuyée sur le "dictionnaire du Bourbonnais: le parler de Diou", la difficulté pour trouver un sujet, a été de taille certains jours. En effet, l'orthographe du patois bourbonnais n'a jamais été définie et enseignée comme peut l'être une langue écrite. Ainsi, si je me suis arrangée pour certains mots avec l'orthographe (quadrin, keurver), pour d'autres lettres, je n'ai trouvé aucun mot. Voilà pour la difficulté de mon challenge.





Le bilan des visites sur mon blog:



Je suis plutôt satisfaite du nombre de visiteurs, puisque j'ai battu mon record de visite qui avait été atteint en juin 2016 de 7 visiteurs supplémentaires. L'article du challenge qui a reçu le plus de visite est "c comme cretielle"...La gourmandise est donc un bon générateur de visites sur mon blog! Cela d'autant plus que le second article à avoir reçu le plus de visite, est "m comme mias".



Une nouveauté par rapport à l'an dernier, j'ai eu des likes sur plusieurs de mes articles. Je dois en particulier remercier un lecteur assidu, qui a "liker" plusieurs de mes articles: Jean-Michel GIRARDOT, du blog Maiores Nostri.



Les autres blog du challenge:



Je ne ferai pas ici la liste des articles du challenge AZ que j'ai aimé. Je pourrai oublier des blogs. Si vous avez envie de lire tous les articles du challenge AZ de cette année, vous pouvez consulter le tableau sur Google Sheet qui a été rempli avec beaucoup de constance par une âme généreuse. En effet, à chaque fois que j'ai eu l'idée de remplir ce tableau pour mettre mes articles, c'était déjà fait! Je remercie donc vivement cette personne. Ce tableau est complet, et vous pourrez ainsi aller consulter tous les articles du challenge.



La généalogie et l'écriture sont avant tout des passions, que je partage avec qui veut bien me lire.

A l'an prochain pour le challenge AZ 2018?

 

vendredi 30 juin 2017

z comme c'est la fin du challenge AZ

C'est la fin de l'alphabet et du challenge AZ et il n'y a que très peu de mots patois qui commencent par un "z"



Il y a bien "zyeuter" qui signifie "regarder avec insistance". Mais un coup d’œil dans le dictionnaire Larousse et je me rends compte que ce mot appartient au langage familier. Un coup d'oeil sur le site du CNRTL suffit à se conforter dans l'idée que ce mot familier n'est pas réservé au bourbonnais.



[caption id="attachment_1129" align="aligncenter" width="211"] By Kertraon - Made by me, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10292713[/caption]

La consultation du Dictionnaire du parler bourbonnais de Diou ne me donne pas d'autre proposition que le mot "zyeuter". Je suis donc allée voir du côté du patois bourbonnais, précédé d'un simple essai étymologique. La lecture des mots commençant par la lettre "z" me laisse un peu sur ma faim: je n'ai entendu aucun de ces mots dans le passé. Je me vois donc mal écrire un article sur ces mots.



Je n'écrirai donc rien de plus sur la lettre "z".



Pour autant, c'est aujourd'hui la fin du challenge AZ 2017. Je remercie toutes les personnes qui sont venues lire mes articles pendant tout le mois de juin. Vous aurez pu remarquer que je n'ai pas évoqué une seule fois mes recherches généalogiques dans ces articles. Néanmoins, j'ai quand même évoqué la vie d'une grande partie de mes ancêtres à travers des mots qu'ils employaient dans leur quotidien. Évoquer le patois bourbonnais me tenait à cœur, pour une exilée comme moi. Le patois bourbonnais n'est peut-être qu'un dialecte, mais il fait partie du patrimoine local.



 

Les actes de mariage et la généalogie

Les actes de mariage sont des documents clés en généalogie.



La présentation et la composition des actes de mariage ont été défini et prévu dans le décret du 20 septembre 1792. Par la suite, plusieurs textes viennent compléter ce texte. Ces textes donnent ainsi la procédure aux officiers d'état-civil pour la rédaction des actes. L'acte de mariage est un des actes essentiels pour le généalogiste.

 

[embed]https://youtu.be/MWUussEBjd0[/embed]

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jeudi 29 juin 2017

Y comme "y en a des"

Le y est un pronom très utilisé en patois bourbonnais



Aujourd'hui, je n'évoque pas de mots mais une lettre qui revient régulièrement dans les expressions en patois bourbonnais: le "y". Ca tombe bien c'est la lettre du jour du challenge AZ!



Le "y" est en effet tellement utilisé que toute personne qui entend parler pour la première fois en patois bourbonnais a l'impression d'entendre le son [i] à tout bout de champs. En fait, cette lettre remplace les pronoms le, lui, il....Mais pour me faire mieux comprendre, rien de mieux que des exemples:



Ces quelques exemples montrent qu'il peut être difficile de comprendre quelqu'un qui parle en patois bourbonnais. On l'a aussi fait disparaître dans les écoles. Je me souviens de ma maîtresse de CP qui me reprenait à chaque fois que je disais "y en a des". Aujourd'hui, je pense qu'il était normal qu'elle nous ai demandé de parler dans un français correct. Néanmoins, c'est quand même dommage car c'est une partie de nos traditions qui ont disparues.



Qu'en pensez-vous?



 

 

mercredi 28 juin 2017

x comme patois

Pas de mots commençant par la lettre X dans le dictionnaire du patois bourbonnais



Définition:


Donc, je ne propose pas de mot aujourd'hui. Mais je ne vais pas vous laisser tomber pour autant. Je vais profiter de ce jour sans mot pour évoquer le patois bourbonnais dans son ensemble. Et avant tout, je donne la définition du mot patois. Selon le dictionnaire de l'Académie française, 9ème édition, le patois est "la variété d'un dialecte qui n'est parlé que dans une contrée de faible étendue, le plus souvent rurale"

Répartition géographique du patois bourbonnais


Le patois bourbonnais est donc en parfaite correspondance avec cette définition. Il existe en effet autant de dialectes que de zones géographiques. Le dialecte de la Sologne bourbonnaise n'est pas le même que celui de la Montagne bourbonnaise. Plus globalement, le département de l'Allier est géographiquement coupé en deux au niveau linguistique. Le sud marqué par le "croissant", est une zone de transition entre la langue d'oc et la langue d'oïl. Le nord du département, est lui marqué par la langue d'oïl.

Le patois de mes ancêtres


Si l'on se fie à cette répartition géographique, les mots que j'évoque depuis le début du challenge sont des mots de la langue d'oïl. Mais comme on peut le constater sur la carte ci-dessous, la frontière entre les deux langues, définie par Paul Duchon, auteur de la Grammaire et dictionnaire du canton de Varennes, le Patois Bourbonnais est toute proche.

[caption id="attachment_1061" align="aligncenter" width="300"] carte des langues d'oïl et langue d'Oc en Bourbonnais, issue de la grammaire et dictionnaire du Bourbonnais de Paul Duchon, 1904[/caption]

Cela dit, mes ancêtres bourbonnais ne se posaient certainement pas toutes ces questions lorsqu'ils parlaient entre eux.

 

mardi 27 juin 2017

Pas de w en patois bourbonnais

Aucun mot ne commence par W en patois bourbonnais.



Devant le peu de matière pour écrire un article aujourd'hui, j'ai cherché à en savoir davantage sur la lettre W. J'ai fait une recherche rapide dans les dictionnaires de la langue française du XVIIIème siècle. J'ai ainsi appris que la lettre W "n'est pas proprement une lettre françoise, c'est une lettre des peuples du Nord". (dictionnaire de Trévoux, édition lorraine, Nancy, 1738-1742, page.

L'encyclopédie de Diderot et d'Alembert précise que "c'est la nécessité de conformer notre écriture à celle des étrangers qui en a donné l'usage", volume 17, page 583.

[caption id="attachment_1044" align="aligncenter" width="300"] copie d'écran de la lettre W dans l'encyclopédie de Diderot et d'Alambert, http://artflsrv02.uchicago.edu/cgi-bin/extras/encpageturn.pl?V17/ENC_17-583.jpeg[/caption]

Le site wikipedia rappelle d'ailleurs que la lettre W n'est entré dans les dictionnaires Larousse qu'en 1951 et Robert en 1964. Par ailleurs, le site Langue-fr.net nous rappelle que la lettre W est "la dernière lettre entrée dans l'alphabet français". Rien d'étonnant donc qu'aucun mot ne commence par W en patois bourbonnais, région située au centre de la France.

Je vous retrouve demain pour une nouvelle lettre.

lundi 26 juin 2017

V comme verpi

Verpi signifie serpent (vipère)



On n'est pas loin du verlan avec ce mot de patois. La verpi est un serpent en général, et en particulier, une vipère. Je ne vous ferai pas la description de cet animal. Tout le monde connaît.

La vipère est un animal protégé. Néanmoins, ce reptile a longtemps été, et est encore craint de nos jours. Sa morsure, si elle n'est pas toujours mortelle, peut nécessiter une hospitalisation.

Des remèdes de grand-mère existaient autrefois. Ainsi, en 1896, l'almanach agricole et viticole du Bourbonnais rappelle comment les paysans de la Montagne Bourbonnaise et du secteur de Lapalisse se protégeaient des morsures de vipères:

[caption id="attachment_1034" align="aligncenter" width="741"]
Almanach agricole et viticole du Bourbonnais / publié sous le patronage de la Société d'agriculture de l'Allier- H Durond (Moulins)1896[/caption]

Vous pourrez consulter vous même l'article à l'adresse suivante: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1649766/f153.item

Et vous, avez-vous déjà trouvé des actes de sépulture, mentionnant le décès suite à une morsure de vipère?

Je vous retrouve demain pour un nouvel article du challenge AZ.

 

samedi 24 juin 2017

U comme use

Use ou user signifient abîmé, fatiguer



Avant de consulter les dictionnaires du patois bourbonnais pour écrire chaque article, j'ai cherché dans ma mémoire, les mots que j'entendais autrefois. Or pour la lettre u, je n'ai rien trouvé. La consultation du dictionnaire m'a permis, cependant, de trouver deux mots. L'un dérive de l'autre. Il s'agit de "use" et "user".



Mais ces mots n'ont rien de bien original, je vous le concède. En fait ces deux mots s'utilisaient dans des expressions comme: "mon pantalon est tout use" ou bien encore :"à force de tatiasser, te m'uses!". Pour la deuxième expression, je vous donne la traduction: "tu parles tellement, que tu me fatigues!".



Une belle expression



Donc, vu la pauvreté de la lettre u et comme j'ai commencé à vous évoquer des expressions, je vous en livre une qui me fait encore sourire aujourd'hui: "ton cachet, aum fait pas plus que l' cocu es canes!" signifie "ton médicament ne me fait aucun effet!"



[caption id="attachment_1020" align="aligncenter" width="300"] cane sur l'eau[/caption]

Sur cette belle expression imagée, je vous dit à demain pour un nouvel article.



 

 

vendredi 23 juin 2017

T comme trainiau

Le trainiau est un objet inutile, qui fonctionne mal



La liste peut être longue. On a tous des trainiaux chez nous! Voilà un mot typiquement bourbonnais qui peut s'appliquer partout et par tout le monde...

Le choix du mot



C'est un des rares mots de patois que j'utilise encore avec plaisir: il suscite l'interrogation de mes interlocuteurs et ça me fait bien rire. Évoquer le patois bourbonnais aussi un moyen de parler ensuite de ma région natale. Il est  important de faire découvrir des régions qui se meurent. C'est aussi un peu le but de mon challenge AZ. J'espère faire découvrir au travers de mes modestes articles, un patrimoine.

Une expression et un exemple de "trainiau"



Et pour attendre demain, je vous fais part d'une expression: "te parles d'un trainiau que ça!".

[caption width="300" id="attachment_1015" align="aligncenter"] Voici un objet dont les anciens ont pu penser qu'il s'agissait d'un trainiau et certainement avec raison![/caption]

Je vous laisse et je vous dis à lundi avec une nouvelle lettre.

jeudi 22 juin 2017

S comme sanciau

Le sanciau est une sorte de crêpe aux pommes



Cela faisait quelques jours que je n'avais pas écrit sur les traditions culinaires bourbonnaises. Après la pompe aux gratons et le mias, je ne pouvais pas passer à côté du sanciau.

La recette n'a rien de bien compliqué: il suffit juste de faire revenir dans du beurre, des pommes coupées en lamelle dans une poêle. Auparavant, vous aurez pris soin de préparer une pâte à crêpes un peu plus épaisse que celle destinée à cuisiner des crêpes traditionnelles. Lorsque vos pommes sont bien dorées, vous versez une bonne dose de pâte à crêpes dessus. Il faut que les pommes soient entièrement recouvertes. Vous laissez cuire suffisamment et vous retournez délicatement la préparation.

[caption id="attachment_1009" align="aligncenter" width="300"] Par Camille Pissarro — The AMICA Library, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18060685[/caption]

Servez chaud ou froid, c'est selon les goûts.

Bon appétit!

à demain pour un nouveau mot...

mercredi 21 juin 2017

R comme riau ou comme Roudon

Le riau est un ruisseau



Le riau signifie donc ruisseau. Comme il n'y a pas grand chose à dire de plus sur ce mot, je m'en vais vous parler d'un ruisseau, d'un riau qui a marqué un moment de ma vie: le Roudon.



Description du Roudon



Le Roudon est un affluent de la Loire. Ce ruisseau prend sa source sur la commune de Montcombroux-les-Mines. Il donne son nom à un lieudit situé sur cette commune, où j'ai habité il y a de cela quelques années. Le Roudon prend ensuite la direction de la commune de Liernolles. Puis il traverse quelques communes telles que Saligny-sur-Roudon. Le Roudon se jette dans la Loire à Diou, sur la rive gauche du fleuve.



[caption id="attachment_997" align="aligncenter" width="300"] source du Roudon-image issue de Géoportail.[/caption]

 

Histoire rapide de Roudon, le lieudit



Le tome 1 des fiefs du Bourbonnais1, écrit par Aubert de La Faige et Robert de la Boutresse rappelle que le lieudit Roudon, cité ci-dessus, situé sur la commune de Montcombroux-les-Mines, fut une véritable seigneurie. Il n'existe plus aujourd'hui que les restes d'une motte féodale, entourée par des fossés, encore remplis d'eau. D'après les auteurs, le vieux château fut abandonné au XVIIème siècle pour laisser la place à un corps de ferme.



[caption id="attachment_999" align="aligncenter" width="300"] Motte féodale entourée d'eau, photo personnelle.[/caption]

1: vous pouvez consulter les Les fiefs du Bourbonnais sur Gallica:Aubert de la Faige, Robert de la Boutresse, Les fiefs du Bourbonnais, édition Plon, 1896

mardi 20 juin 2017

Q comme "quadrin"

Quadrin signifie un petit récipient qui peut contenir de la nourriture, une gamelle



Le quadrin était utilisé par les hommes partant travailler dans les champs pour la journée. Ils emmenaient avec eux un quadrin de nourriture pour se restaurer le midi, assis au pied d’un arbre.



Je me suis intéressée à l’origine de ce mot, et une fois de plus, je me rends compte qu’il vient de loin. Il faut tout d'abord remarquer que le mot quadrin est composé de la "quadr", qui fait penser à "quartum, i,n". Ce mot latin qui signifie "quart".



En tapant “quadrin” dans Google, vous pourrez constater que le DVLF ( dictionnaire vivant de la langue française ) vous renvoie à liard. Or, liard signifie selon le dictionnaire CNRTL une petite pièce de monnaie de faible valeur en premier lieu,  'le quart d'un sou" et par extension, “une petite quantité de”.





On se rapproche donc de notre quadrin bourbonnais qui contient une petite quantité de nourriture. Le DVLF précise par ailleurs que le mot quadrin a disparu de la langue française vers 1700…Mais il a continué à être utilisé dans nos campagnes reculées!



Je vous dis à demain pour la lettre “R”

lundi 19 juin 2017

P comme Pangnau, comme patis, comme penet

P comme tissus



Aujourd’hui, je vous parle des mots bourbonnais commençant par la lettre “p” et le point commun entre les trois mots que je évoque est le tissu.

[caption id="attachment_1117" align="aligncenter" width="150"] photo issue de morguefiles[/caption]

Le pangnau est un vêtement usagé, moche.

Ce mot est péjoratif: il désigne quelqu’un qui s’habille d’une façon non commune, avec de vieilles fripes.

Le mot “patis” peut passer de fermes en fermes pour ramasser les “pangnau”: ce mot “patis” désigne en effet le chiffonnier. Ce métier, écologique avant l’heure, consistait à acheter chez les gens les vieux tissus, et à les revendre.

Le mot "penet" quant à lui désigne le pan de la chemise qui est le plus long. On disait "penet de chemise".

Je vous laisse sur ces quelques définitions et je vous donne rendez-vous demain pour un nouvel article.

 

samedi 17 juin 2017

O comme oyasse

L’oyasse est un oiseau bavard, mal aimé par le paysan d’hier: c’est la pie.



C’est un oiseau de couleur noire et blanche que l’on trouve régulièrement dans nos régions. Ce corvidé est réputé pour son côté bavard. Ne dis-t’on pas  “bavard comme une oyasse’'?



[caption id="attachment_940" align="aligncenter" width="300"] Photo courtesy photos-public-domain.com[/caption]

Cet animal apprécie les campagnes et ses bosquets, ses haies, ses arbres. Les campagnes bourbonnaises, sont marquées par des paysages de bocage, surtout à l'ouest. Les haies et les bois structurent le pays. Voilà donc un lieu de choix pour la pie. A tel point que le mot "oyasse" désigne également certains lieudits:



[caption id="attachment_944" align="aligncenter" width="300"] photo issue de street view-lieudit l'Oyasse au Donjon, Allier[/caption]

Elle se nourrit d’insectes, de petits rongeurs, de baies ou de graines mais elle peut également aller chercher les tiques sur le dos du bétail. Cet aspect aurait pu la rendre sympathique aux yeux de nos ancêtres paysans. Mais elle a le défaut de voler la nourriture aux autres espèces.



A demain, pour la lettre P...

vendredi 16 juin 2017

N comme ...

Pour la lettre N, je n’ai pas trouvé de mot m’évoquant quelque chose de particulier à vous raconter.


Ce n’est pas qu’il n’y a aucun mot commençant par la lettre N…



Il y a bien le mot “neu” pour dire le mot neuf. Mais rien de bien original, vous l’auriez trouvé tout seul et je pense même que ce mot n’a rien de typiquement bourbonnais.



J’aurais pu faire un article sur le mot “neyé”, qui signifie “noyer”. Mais que dire autour de ce mot? Un fait divers, tel que ce terrible accident de voiture de l’année 1936, que vous pouvez lire dans l’édition du Bourbonnais républicain du 2 février 1936, vue 3.



[caption id="attachment_917" align="aligncenter" width="96"] photo credit: The British Library Image taken from page 217 of 'The Iliad of Homer. Translated by Mr Pope. [With notes partly by W. Broome.] (An Essay on the life, writings and learning of Homer. [By T. Parnell].) F.P' via photopin (license)[/caption]


Le mot “nedze” aurait aussi pu faire l’objet d’un article, mais que dire sur elle? La neige, parce que c’est la signification de “nedze” est blanche dans le Bourbonnais, comme partout ailleurs. La région où a vécu mes ancêtres n’est pas un pays où la neige tombe en abondance, même si certaines années, il y a pu en avoir suffisamment pour marquer les mémoires…



Donc, je vous laisse lire les articles du challenge AZ, les miens ou ceux des autres bloggeurs du challenge.



à demain pour une nouvelle lettre.

vidéo: Les actes de naissances et la généalogie

La rédaction des actes de naissance a été définie dans le décret du 20 septembre 1792



Avec cette première vidéo sur les actes de naissance en généalogie, je vous raconte l'histoire et la composition des différents actes d'état-civil. Cette vidéo fait partie d'une série dans laquelle je vais expliquer comment sont présenter les différents actes d'état-civil.

https://youtu.be/goQq9BtdRpI

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jeudi 15 juin 2017

M comme mias

Le mias, ça ne se danse pas, ça se mange…



Et en plus, nous sommes dans le mois où nous pouvons cuisiner le mias.



Voici la recette :



cassez 4 œufs. Mélangez les au fouet énergiquement. Ajoutez 150 g de sucre et remuez le tout de façon à obtenir un mélange lisse. Versez dessus 125 g de farine. Mélangez à nouveau jusqu’à ce que le mélange devienne homogène. Ajoutez ensuite petit à petit 75 cl de lait.



Beurrez les parois d’un moule allant au four et tapissez le fond du moule de cerises. Deux versions existent : soit vous dénoyautez les cerises, soit vous les mettez telles quelles dans le moule. Le puristes vous diront que la deuxième solution donne un meilleur goût au mias. Cela dit, je préfère la première solution, car elle m’évite de rendre visite à mon dentiste plus tôt que prévu… Versez la préparation dessus les cerises. Parsemez de noisettes de beurre et enfournez le tout à four chaud pendant une bonne quarantaine de minutes.





Je dois préciser que les proportions de cette recette sont approximatives : j’ai hérité de ma grand-mère la propension à toujours doser mes recettes à vue de nez !



Vous aurez pu constater que cette recette ressemble à s’y méprendre au clafoutis.



Bon appétit !

mercredi 14 juin 2017

L comme lapes

origine du mot et signification



A l’origine, le mot lape en patois bourbonnais signifie « accrocher, s’aggripper ». Je pense que c’est pour cette raison que cette plante sauvage que l’on trouve partout dans nos campagnes a pris le nom de « lapes ». Une autre raison pour laquelle cette plante a pris ce nom est que le mot scientifique de cette plante est « arctium lapa ». Une vérification dans le dictionnaire de latin m’indique d’ailleurs que lappa est le mot latin qui correspond à notre végétal. Comme quoi, notre patois peut parfois être proche du langage scientifique. Cette plante, c’est la bardane.



Peut-être ne connaissez vous pas cette plante, alors la voici en photo :



[caption id="attachment_1077" align="aligncenter" width="300"] Par Original téléversé par Jeantosti sur Wikipedia français — Transféré de fr.wikipedia à Commons par Bloody-libu utilisant CommonsHelper., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20387351[/caption]

Comme vous pouvez le constater sur cette photo, les fleurs de la bardanne, nommées capitules s’accrochent a tout ce qui s’approche d’elles.



Vertus de la bardane



La bardane est une plante médicinale aux vertus bienfaisantes pour la peau. Elle est conseillée pour soigner les problèmes d’acné, d’eczema entre autre. Elle aurait également des vertus pour soigner la goutte. Cette plante a connu son moment de gloire lorsqu’elle a soigné le roi Henri III, atteint de syphilis1.




1Sophie LACOSTE, ma bible de la phytothérapie, Editions Leduc.s, 1 sept. 2014- 648 pages, page 79 et suivantes.



mardi 13 juin 2017

K comme keurver

Un peu de triche!



Je triche un peu dans cet article dans le sens où le patois bourbonnais n’est pas une langue écrite et que je m’arrange là avec l’exercice du Challenge AZ pour pouvoir écrire un article.



Alors, que signifie Keurver ?



C’est en fait du mot « crever » dont il s’agit. Bon, désolée, je ne fais pas dans la gaieté aujourd’hui, mais quelque part ça fait aussi partie de la vie.



Ce mot « keurver » est employé pour les animaux de la ferme, pour un animal qui meure de façon naturelle. J’entends par là que ce n’est pas le « bounhoumme » qui a mis fin intentionnellement à ses jours pour le manger.



Pour les paysans du 19ème et ceux d’avant, les maladies sur les animaux étaient dramatiques et des maladies telles que la peste bovines ont pu décimer des troupeaux entiers et remettre en cause la survie des exploitations agricoles touchées.1



Une épidémie de peste bovine a ainsi touché l’Est de la France, suite au conflit de 1870. Je vous invite à lire la peste bovine au 19ème siècle en france par Armand Audiganne (1814-1875) 2. Il explique, notamment à la page 11 que « l’année 1871 a eu à souffrir encore de la peste bovine et des suites de la sécheresse de 1870, qui avait déjà réduit le chiffres des existences du bétail. Rien d’étonnant si les prix moyens ont monté ». On imagine donc la peine, mais aussi l'angoisse du paysan d'alors: toute mort d'un animal suite à une maladie signifiait une perte de revenus. Ceci n'a d'ailleurs pas beaucoup changé de nos jours, même si les conditions sanitaires ont bien évolué.



[caption id="attachment_1073" align="aligncenter" width="300"] photo de virus issue de freeimages[/caption]

Mais, nous voici bien loin de notre patois…



La suite demain avec la lettre L.




1http://www.agrobiosciences.org/Agriculture-Monde-Rural-et-Societe/Nos-selections/Lu-vu-entendu,65/article/l-oie-signe-la-fin-de-la-peste-bovine






2http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30036969w



lundi 12 juin 2017

J comme Jau »

 

Le « jau » est un animal de la ferme.



Il est réputé comme fier, il peut avoir une très belle apparence. Il chante régulièrement et notamment le matin de bonne heure.
Vous avez deviné de qui je parle : il s’agit du coq. Ce gallinacé était présent dans chaque basse-cour de ferme et notamment dans celles du Bourbonnais.

[caption id="attachment_1069" align="aligncenter" width="300"] photo issue de freeimages[/caption]

Il faut préciser l’importance de la volaille dans une ferme autrefois :
cela faisait partie pour les métayers des obligations figurant dans les baux : fournir au propriétaire à certaines dates parfois bien précises dans l’année, une certaine quantité d’œufs, de poulets préparés...Ainsi, dans le bail conclu le 1er juin 1933 à Saligny-sur-Roudon entre Philibert Gaudot et Marie Marchand d’une part (mes arrières grand-parents) et Messieurs Perrin et Perrot, propriétaires, il est convenu que « chaque année, les preneurs donneront aux bailleurs ou à la propriétaire quatorze poulets*, les grosses volailles seront partagées par moitié » *il est ajouté dans la marge : et trois pièces de pommes de terre.
La volaille reste jusqu’au milieu du 20ème siècle la viande la plus abordable et la plus facile d’accès pour une majeure partie de la population.

samedi 10 juin 2017

I comme pas de I

Pas de mot commençant par I en patois bourbonnais



A la lettre I, j’avoue que je sèche. Bien difficile de vous trouver un mot patois, commençant par I. J’ai beau fouillé dans les tréfonds de ma mémoire, rien ne vient.



C’est même pire : en patois bourbonnais, on ne dit pas  "il a fait telle chose, il est venu…. ", mais "aul a fait ci, aul est venu... "



Bon ce n’est peut-être pas une excuse valable à vos yeux. Vous penserez que j’abandonne vite, que je triche, que je meuble en prêchant la disparition de la lettre I…



Vous avez certainement raison !



[caption id="attachment_1053" align="aligncenter" width="278"] Lettre I[/caption]

Mais toujours est-il que malgré tout, j’ai réussi à écrire plus de 100 mots sur un sujet où je n’ai rien à dire !



Je vous dit à demain avec la lettre J

vendredi 9 juin 2017

H comme houme et bounhoume

L'houme signifie homme



Pas beaucoup de mots avec la lettre H en patois bourbonnais…Mais un mot central quand même : houme pour homme.



Plus précisemment, on utilise plutôt l’expression : « bounhoume » soit bonhomme. Ce mot, je l’ai entendu maintes et maintes fois. Il désigne le paysan, l’homme en bas de l’échelle sociale. Le dictionnaire du Centre de la France donne d’ailleurs comme définition à ce mot : « paysan, homme du commun ».



En résumé, la majorité de mes ancêtres masculins, nés dans le Bourbonnais ont tous été des bounhoumes. Peu ou prou, ils ont tous été des paysans sous la coupe des châtelains.



[caption id="attachment_1049" align="aligncenter" width="300"] Les sabots, chaussures du bounhoume jusqu'au milieu du XXème siècle[/caption]




Je vous recommande la lecture du livre de Jean Louis ETIEN, les châteaux dans les bocages bourbonnais : du lieu de pouvoir à l’encombrant héritage, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2009, 466 pages.




jeudi 8 juin 2017

G comme genderme…

Les gendermes désignent la lie du vin qui reste au fond d’un tonneau



Le mot « gendarme » désigne la lie de vin qui reste au fond d’un tonneau, d’une bouteille, d’un pichet...Et il ne fait pas bon « avaler un gendarme », c’est plutôt désagréable !



Le bourbonnais n’est pas une région viticole, mis à part la région de Saint-Pourçain-sur-Sioule, la pieds de vigne ont pratiquement disparu de la surface du département.



Cependant, et cela jusqu’à une époque récente, chaque ferme disposait de son carré de vigne et faisait son vin. L’entraide existait peut-être davantage qu’aujourd’hui et le temps des vendanges était l’occasion pour chaque paysan d’aller donner un coup de main à son voisin pour vendanger son lopin de vigne, et c’était bien sûr à charge de revanche. La même chose existait au moment de la taille de la vigne en hiver.



[caption id="attachment_1028" align="aligncenter" width="300"] Feuille de vigne.Par Tomas Castelazo — Travail personnel, CC BY-SA 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=840324[/caption]

mercredi 7 juin 2017

F comme feneau

F comme feneau



Le feneau (en Sologne Bourbonnaise, ce mot est prononcé « f’neau ») est le grenier à foin et aussi à paille. Celui-ci était le plus souvent situé au dessus des étables, pour une raison pratique (à mon avis) : cela allait plus vite pour amener la paille et le foin au bétail, l’hiver. Je précise que le foin constituait la nourriture pour les vaches et la paille. Il était disposé par terre pour que ces dernières se couchent dessus. La paille était changée tous les jours. On « curait les vaches », autre expression typiquement bourbonnaise, je pense.



L’autre grenier, celui des céréales, était situé au-dessus des habitations, pour des raisons de sécurité.



Les fermes bourbonnaises sont en effet configurées de la façon suivante dans la région de la Sologne Bourbonnaise :



Pour ce qui concerne les petites locateries : un seul bâtiment avec d’un côté, la partie habitation et de l’autre, la grange, et l’écurie.



Pour ce qui est des plus grandes fermes, il y avait plusieurs bâtiments :





  • la maison d’habitation avec son grenier à céréales au-dessus, son four à pain, accolé derrière la maison.




  • Les écuries pour le bétail avec le feneau au-dessus




  • la porcherie fait l’objet parfois d’un autre bâtiment, mais pas toujours




  • le bâtiment pour le poulailler, avec son fournier, où l’on préparait le manger pour les volailles et les porcs.




  • La grange où le matériel agricole était rangé. On y trouvait souvent le logement des domestiques.




    [caption id="attachment_994" align="aligncenter" width="300"]ferme bourbonnaise à Dompierre-sur-Besbre photo issue du site: http://monifer.free.fr/divers.html[/caption]

mardi 6 juin 2017

E comme ébeuiller

Ebeuiller signifie éventrer



Aujourd’hui, je vais dégoûter peut-être quelques-uns de mes lecteurs et je m’en excuse tout de suite.



Le mot « ébeuiller » signifie enlever les entrailles des animaux. Ce mot était couramment employé dans les fermes. Il désignait le travail de la paysanne lorsqu'elle tuait quelques poulets, canards, lapins. Il s’agit du mot que l’on utilisait pour désigner l’action d’enlever les entrailles des poulets, canards, lapins ou autre volaille. La beuille désigne elle, le ventre.



En effet, ce travail était le plus souvent attribué aux femmes de la ferme. Les femmes dans les fermes géraient la basse-cour, de la naissance à l’abattage des volailles. Elles s'occupaient également d'élever les quelques cochons que l'on engraissait pour l'hiver. Selon les baux qu'ils avaient signés avec le propriétaire de la ferme, une partie des volailles étaient réservées et préparées pour ce dernier.



Il va sans dire que pour ces petits animaux, ce genre d’opération était réalisé sur place. Les abattoirs ne fonctionnaient alors que pour le gros bétail. Si l’on mangeait moins de viande qu’aujourd’hui, nos ancêtres étaient au moins assurés de la qualité de ce qu’ils mangeaient…



Pour contrebalancer ce que peut évoquer ce mot, je vous mets en image une fleur de printemps.



[caption id="attachment_978" align="aligncenter" width="200"] Par Arashiyama — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=19209066[/caption]

À demain pour un nouveau mot.



lundi 5 juin 2017

D comme débredinoir ou déberdinoir

 Le déberdinoir pour soigner sa folie


Je ne pourrais pas laisser passer la lettre D, sans parler du deberdinoir de Souvigny. Le déberdinoir est une cavité dans le sarcophage de Saint Menoux, situé dans le déambulatoire de l’église de Souvigny, village situé à l’ouest de Moulins.




[caption id="attachment_972" align="aligncenter" width="300"] touriste qui essaie le deberdinoir de Saint-Menoux[/caption]

Pourquoi déberdinoire ? Le mot patois, berdin signifie fou. La légende dit que si vous placez votre tête dans la cavité nommée déberdinoir, et que vous êtes un peu bredin, vous en ressortez soigné. Bien entendu, vous éviterez de toucher avec votre tête les parois de la cavité...Sinon, vous allez récupérer la folie de tous les autres « berdins » qui sont passés avant vous !


Y a plus qu’à essayer !


à demain pour un nouvel article et un nouveau mot

samedi 3 juin 2017

C comme cretielle

La cretielle est un graton


Le mot « cretielle » signifie gratons. C’est l’occasion aujourd’hui d’évoquer une spécialité culinaire du Bourbonnais qui séduit pas mal de monde. Il s’agit de la pompe aux cretielles ou plus communément de la pompe aux gratons. Si vous passez par le département de l’Allier, vous la trouverez dans toutes les boulangeries ou presque.


Tout d’abord, je vous explique ce qu’est le graton. Lorsque l’on tuait le cochon, on obtenait le saindoux en mettant dans un grand faitout les morceaux de gras du cochon, récupérés en grattant la couenne du cochon. Le tout était chauffé sur la cuisinière à bois située au milieu de la « maison ». La maison désigne la partie centrale de l'habitat typique bourbonnais. La "maison" était en quelque sorte la pièce à vivre. Ensuite, une fois le gras fondu, à l’aide d’une grande passoire, le tout était passé au travers d'une grande passoire. Le saindoux était conservé dans un grand pot en grès. Ce qui restait dans la passoire s'appelaient les gratons ou cretielles.





[caption id="attachment_966" align="aligncenter" width="300"] Par © Marie-Lan Nguyen / Wikimedia Commons, CC BY 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=25586931[/caption]

La pompe au gratons est obtenue en mélangeant des gratons à une sorte de pâte à brioche. Plusieurs versions de la recette existent sur le net, mais je ne vous donnerait aucune recette en particulier, car aucune recette ne donnera la pompe aux cretielles que me faisait ma grand-mère.


Je vous donne rendez-vous dès lundi prochain pour la suite du challenge AZ 2017.

vendredi 2 juin 2017

B comme bachas ou bachasse

Le bachas ou la bachasse sont des auges en pierre, destinés aux animaux


En Bourbonnais, ce mot désigne l’auge qui était posée dans la cour de ferme et qui servait à abreuver les animaux.


En effet, l’eau courante n’a pas toujours été disponible pour les animaux de la ferme dans l’étable, pas plus d’ailleurs pour les humains.


L’hiver, le bétail était sorti chaque jour pour qu’il puisse boire.



 

Certes, le paysan d'autrefois possédait des cheptels moins importants qu'aujourd'hui. Le mot cheptel désigne l'ensemble du bétail possédé ou loué par le paysan. Mais j’imagine que ce travail quotidien monopolisait du temps et de la main d’œuvre. Il fallait éviter bien entendu, que les animaux n’aient envie de prendre la poudre d’escampette...


Mais revenons à ce mot patois. Je me suis rendue compte, tout au long de la préparation de mes articles pour le challenge AZ 2017 que les mots de patois bourbonnais font écho au moyen français. Pour le mot "bachas", une consultation du dictionnaire du moyen français montre que ce mot est connu. Il correspond tout à fait à la définition que je viens de donner ci-dessus. Je ne donne pas de conclusion hâtive cependant.


Je vous donne rendez-vous demain, avec un nouveau mot.

jeudi 1 juin 2017

A comme arcandier

A comme « arcandier »



C'est parti, je vous présente mon premier article du challenge AZ 2017. Je vais vous présenter pendant tout le mois des mots issus du patois bourbonnais. Ce sont des mots que j'ai entendu dire à ma grand-mère quand j'étais plus jeune. Ce patois est localisé sur l'est du département de l'Allier, entre Lapalisse, Dompierre-sur-Besbre, le Donjon. Aujourd'hui, j'évoque le mot "arcandier".

Définition de arcandier



Un arcandier, en patois bourbonnais, est un individu peu recommandable, un voyou.

Un exemple d'arcandier



J’ai donc eu l’idée pour ce premier article de lire les journaux en ligne sur le site des archives départementales de l’Allier. J’ai  choisi un article du Bourbonnais Républicain de l’année 1936. Le Bourbonnais Républicain était un hebdomadaire de tendance radicale, diffusé sur les régions de Vichy et de Moulins.

[caption id="attachment_902" align="aligncenter" width="184"] dessin réalisé par mes soins.[/caption]

L’édition du 2 février 1936, vue 3/24, évoque un cambrioleur, qualifié de « bandit » (n’ayons pas peur des mots!) qui cherche à s’accuser de faits qu’il n’aurait peut-être pas commis...tout ça pour ne pas partir aux travaux forcés ! Voilà un bel exemple de personnage que les gens de l’époque aurait pu qualifier d’arcandier...

 

mercredi 31 mai 2017

Quel logiciel pour les captures d'écran et pour les retouches de photos en généalogie?

Cette semaine, je vous propose une vidéo pour vous montrer comment faire des captures d'écran et comment retoucher des photos.



J'utilise deux logiciels gratuits:

skitch qui est aussi une application sous ios et sous androïd

galerie photo



Bon visionnage. N'hésitez pas à partager cette vidéo.

à demain pour le challenge AZ

samedi 27 mai 2017

Bientôt le challenge AZ 2017

Le mois de mai avance et se profile les articles du challenge AZ.


 

Comme je vous l'ai annoncé dans mon précédent article sur ce sujet, j'ai choisi d'évoquer cette année le patois bourbonnais, et tout ce qu'il évoque pour moi.


Je ne parlerai pas directement de mes ancêtres, mais de la vie qu'ils ont pu avoir au travers de mots patois, typiques de la Sologne Bourbonnaise. Cette dernière est située à l'Est du département de l'Allier.


Nous sommes aujourd'hui le 27 mai. Il ne reste plus que 4 jours avant le début du challenge...Mais, restons zen, j'ai bien avancé dans la préparation des articles. Les cinq premières lettres sont planifiées pour 17hoo, du 1er au 7 juin. Je n'écrirai pas d'article le lundi 5 juin. Les 8 articles suivants sont à l'état de brouillon et il ne reste plus qu'à les mettre en forme et les planifier. Les articles N à Q sont dans les starting-block. Il ne me reste donc plus qu'à trouver des mots patois pour les dernières lettres de l'alphabet.


Je vous donne donc rendez-vous jeudi avec la lettre A.


 

[caption id="attachment_983" align="aligncenter" width="300"] Conçu par Freepik[/caption]

mercredi 24 mai 2017

Quels sites pour localiser un lieu lors de vos recherches généalogiques?

Localiser un lieu en généalogie


Souvent, lors de vos recherches généalogiques, à la lecture d'un acte, vous êtes confrontés à l'identification de lieux que vous ne connaissez pas. Il se peut en effet que vos recherches vous emmènent vers des régions que vous ne connaissez pas. Il arrive également que le nom des villages changent au cours de l'Histoire.

Comment vous repérer alors? Visionnez cette courte vidéo: je partage avec vous mes sites préférés en la matière.

[embed]https://youtu.be/M-jPBeRXNd0[/embed]

 

samedi 20 mai 2017

Jeanne Barbe CAILLET

Quand vous avez débloqué une branche, vous avez tout de suite envie d’en savoir davantage. C’est comme si vous ouvriez une boite aux trésors que l’on vous aurait interdit d’ouvrir jusqu’ici!


J’ai donc voulu en savoir davantage sur l’origine de Jeanne Françoise CAILLET et plus particulièrement sur sa mère. Je vous propose donc un premier résumé de mes recherches. Elles ne sont pas terminées, loin de là.


Dans un article précédent, je vous avais raconté que Jeanne Françoise était une enfant naturelle. Sa mère a eu apparemment son premier enfant à 35 ans. Il est difficile de vérifier si elle avait d’autres enfants à ce moment là car les recensements ne sont pas en ligne pour Athesans Etroitefontaine, avant 1851.






  1. [caption id="attachment_570" align="aligncenter" width="300"] wonderful spring bloom closed up. Site PicJumbo[/caption]



Cela dit, j’ai trouvé la naissance de Jeanne Barbe CAILLET: elle est née le 6 mai 1786 à Athesans Etroitefontaine. Son père Claude-Joseph et sa mère Jeanne Claude DEVAULT sont cultivateurs.


Rappelons-le, elle se marie quelques années après la naissance de Jeanne Françoise avec Jacques François TOURNIER le 9 juillet 1825 à Athesans. Un enfant vient compléter quelques années plus tard: il s’agit de Charles Joseph TOURNIER. Cet enfant voit le jour le 13 mars 1828 ç Granges-la-Ville. Jeanne Barbe est alors âgée de 41 ans.


Jeanne Barbe meurt à 50 ans le 21 juillet 1836 à Granges-la-Ville.