dimanche 10 septembre 2017

Le patois dans ma généalogie

Le thème du généathème de ce mois est le patois. Il se trouve que le patois a été le fil conducteur de mon challenge AZ de cette année. Alors, je ne peux pas passer à côté de l'écriture d'un article dans le cadre du généathème de ce mois de septembre!



Lors du challenge AZ 2017, j'ai évoqué une série de mots que j'entendais lorsque j'étais plus jeune. Dans cet article, je vais plutôt m'arrêter sur ce que représente le patois dans nos généalogies et dans notre passé.



Tout d'abord, je rappelle ce que signifie le mot patois: le Larousse donne la signification suivante: "système linguistique essentiellement oral utilisé sur une aire réduite et dans une communauté déterminée, essentiellement rurale et perçue par ses utilisateurs comme inférieur à la langue officielle". Le patois a donc une connotation péjorative pour ceux qui l'utilise selon le dictionnaire...Effectivement, ce qui manque au patois, c'est une grammaire bien définie, une orthographe. Certains se sont employés à rédiger des ouvrages pour donner ces éléments manquants aux différents patois. Je pense notamment à Bernard Gilliet et à son "dictionnaire du Bourbonnais, le parler de Diou".



Je me pose la question suivante: sont-ce les gens du cru qui parlent ce patois qui ont un sentiment d'infériorité ou bien les a-t'on conduit à ressentir ce sentiment d'infériorité? L'école de la République a beaucoup oeuvré pour faire disparaître tous ces parlers régionaux. Attention, je pense qu'il était et est toujours important d'enseigner la langue française à l'école.



Néanmoins, les mentalités avancent, car dernièrement des chercheurs du CNRS ont élaboré un "atlas sonore" pour mettre en valeur les différents parlers de notre beau pays. Vous pouvez le consulter ici. 



Alors quel lien faire entre la généalogie et le patois? Tout d'abord, c'est la façon dont parlait une grande partie de mes ancêtres. Beaucoup étaient issus du monde rural. Par contre, nous ne pourrons jamais apprécier leur façon de parler. Les patois étant des langues uniquement parlées, nous n'avons aucun document qui nous permet d'étudier la façon dont ils parlaient. Il y a bien quelques études réalisées par des auteurs désireux de "statuer" sur le patois de leur région. Je vous recommande à ce propos de consulter le site lexilogos. Il vous suffit de cliquer sur la région qui vous intéresse et vous pourrez consulter la bibliographie qui concerne le patois de cette région.



Pour conclure, le patois est un élément essentiel de la vie de la plupart de nos ancêtres. Pour autant, il est bien difficile à appréhender. Sans document sonore d'époque, il est bien difficile de déterminer exactement comment nos ancêtres parlaient le patois de leur contrée. Et pour répondre à la question de Sophie Boudarel dans son article de présentation du généathème de ce mois: je parle encore de temps en temps le patois bourbonnais avec un malin plaisir: j'aime observer l’œil interrogateur de mes interlocuteurs bourguignons! Et c'est ensuite l'occasion de parler de ma région de naissance.

samedi 2 septembre 2017

François, poilu de 14-18

François, fait également parti de mes ancêtres qui ont participé à la Grande Guerre



Dans un précédent article j'évoquais la vie d'Antoine Mouillevois, un de mes arrières grand-père maternel. Il a participé à la Première Guerre Mondiale. Aujourd'hui, j'évoque la vie de François Gacon, mon autre arrière grand-père maternel, également participant de la Guerre de 1914-1918.



Famille de François



François est né le 25 mai 1877 à Neuilly-en-Donjon. Il naît enfant naturel de Françoise Gacon, alors âgée de 45 ans et veuve de Gilbert Barbeau depuis le 27 mars 1871. Françoise reconnaît son fils François le 15 novembre 1877. François a au moins cinq frères et soeurs nés du mariage avec Gilbert Barbeau. Il va grandir auprès de sa mère, de ses frères et soeurs et de ses grands-parents aux Bernardins jusqu'à ce que sa mère se remarie le 26 mai 1887 avec François Chemorin. Ils vont ensuite vivre au domaine de la Forêt avec les enfants de ce dernier.



François est appelé à faire son service militaire le 16 novembre 1898. Il obtient un certificat de bonne conduite et est mis en disponibilité le 21 septembre 1901.



François se marie avec Marie Gatepin à une date que j'ignore encore (mais qui se situe entre 1902 (date de fin des archives en ligne dans le département de l'Allier) et 1904 (date de naissance de Gabriel Gacon, l'aîné des enfants du couple. 6 enfants naissent: Gabriel en 1904, Suzanne en 1906, Catherine en 1908, Claudia en 1911 et deux autres enfants, dont je n'ai ni les dates de naissance, ni les prénoms. Je sais seulement que le couple a six enfants puisque le 20 novembre 1917, François passe de la classe 1886 (auparavant 1887) selon ce qui est précisé sur son registre matricule.



François et la guerre de 1914-1918:



François est rappelé le 7 octobre 1914. Il rejoint le 23ème bataillon de chasseurs à pied puis le 118ème régiment d'infanterie le 18 février 1916 dans le cadre de la 35ème compagnie de travailleurs. Il est renvoyé dans ses foyers le 6 novembre 1917 et se retire à Céron (Saône-et-Loire).



 

[caption id="attachment_1201" align="aligncenter" width="150"] Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=93954[/caption]

La famille s'installe ensuite en 1920 dans le département de l'Allier, à Saint-Léon. C'est dans cette commune que François meurt le 27 novembre 1921.

Sa fiche matricule nous apprend également qu'il avait les yeux bleus et les cheveux chatains. Il mesurait 1,68 m. Son niveau d'instruction était 3: il savait donc lire, écrire et compter.

Voilà tout ce que je sais sur cet arrière-grand-père méconnu.