jeudi 26 octobre 2017

Louise

Aujourd'hui, 26 octobre 2017, Louise aurait eu 103 ans. Elle était la fille de Philibert GAUDOT et de Marie MARCHAND. Elle fut aussi ma grand-mère. J'écris cet article en sa mémoire. Se mélangeront souvenirs personnels et son histoire à elle.



Louise est une enfant de la Guerre. Elle est née le 26 octobre 1914 au Domaine des Bougains, à Liernolles. Les cinq premières années de sa vie, elle les a vécues seule avec sa mère Marie. Elle était une adorable petite fille blonde aux yeux bleus. Son père, Philibert est revenu au foyer, le 2 avril 1919. Louise est allée à l'école primaire de son village, à Liernolles quand les travaux de la ferme ne l'appelait pas. Elle y allait à pied, par tous les temps. En effet, les transports scolaires n'étaient pas alors d'actualité. Cela fait entre 4 et 5 km de marche, soit une bonne heure de marche.



[caption id="attachment_1263" align="aligncenter" width="199"] Louise GAUDOT[/caption]

Son court parcours scolaire terminé, elle travaille ensuite auprès de ses parents à la ferme. Outre les travaux dans les champs, elle fait beaucoup de couture, elle brode. Je conserve précieusement des revues des années 20 et des travaux de broderies qu'elle m'a légués. Les années passent et mes arrières grands-parents achètent une petite propriété à Montcombroux-les-Mines dans les années 30. C'est certainement à cette époque qu'elle fait la connaissance de Jean GIRARDOT. Il est domestique de ferme.



Puis Louise et Jean se marient le 23 octobre 1943. Ils s'installeront par la suite dans une ferme sur la commune de Montcombroux-les-Mines: la Grollière. C'est là que grandit mon père et qu'il acquière le goût et la passion de l'agriculture.



Ma grand-mère m'a appris plein de choses qui me servent encore aujourd'hui et je lui en suis éternellement reconnaissante: la cuisine traditionnelle bourbonnaise telle que le mias, le sanciau, des pâtés à la viande, des tartes...Elle m'a aussi donné le goût de la couture, de la confection de vêtements.



En ce jour de 26 octobre 2017, je pense à toi Mémé.



 

 

mercredi 18 octobre 2017

100 mots pour une carte

Le généathème de ce mois nous invite à se pencher sur la vie d'un de nos ancêtres et d'écrire leur vie en 100 mots. J'ai décidé de modifier un peu l'exercice et d'écrire en 100 mots un moment de la vie d'un de mes arrières grand-père, Philibert GAUDOT. Ce moment est particulier, puisqu'il est alors parti loin de son foyer bourbonnais pour combattre contre les Allemands. La carte a été écrite entre 1914 et 1918, un 15 septembre. Mais laissons la place à l'exercice. Allez, top départ, c'est parti:



[caption id="attachment_1256" align="aligncenter" width="640"] Carte envoyée pendant le conflit de 1914-1918 à Marie MARCHAND par son époux, Philibert GAUDOT[/caption]

Un automne, Philibert Gaudot écrit  une carte postale à sa jeune épouse Marie. Une correspondance s'est établie entre les jeunes époux depuis que Philibert est parti en août 1914. Marie est restée seule avec leur petite fille, Louise, à la ferme des Bougains, à Liernolles. Au moment où il écrit cette carte, Philibert est en arrière des lignes. Philibert n'a visiblement, aucune envie de retourner au combat. Il évoque "les bombardements nuits et jours". Il est difficile de dater cette carte car le coin où est mentionnée l'année est déchiré. Dommage, c'est la carte la plus lisible de ma collection.



100 mots, c'est peu pour tout raconter sur une vie, mais aussi sur la vie de ces couples déchirés par cette guerre meurtrière. Je possède d'autres cartes écrites par mon arrière grand-père à son épouse, et aussi à ses parents. Je n'ai aucune lettre écrite par Marie à son mari. Elles ont certainement été perdues dans les combats. Le lien commun entre toutes ces cartes reste la volonté de rassurer sa famille sur sa santé.